CONSULTATION SUR L’AVENIR MINIER : LE COMITÉ DE CITOYENS DÉPOSE SES RECOMMANDATIONS À LA MRC DES SOURCES

Le comité de citoyens de la MRC des Sources a dévoilé aujourd’hui ses recommandations visant à déterminer des zones d’exclusion minière et les conditions d’encadrement des activités à caractère minier, incluant la valorisation des haldes de l’ancienne mine Jeffrey. Par ces recommandations, le comité a cherché à favoriser un milieu de vie dynamique et résilient, un climat social harmonieux et la vitalité économique de la région.

Recommandations des citoyens

Pour émettre ses recommandations, le comité formé de neuf citoyennes et citoyens s’est basé sur une vision d’une société durable et résiliente, et les objectifs de l’Agenda 21 de la MRC.

Parmi les faits saillants, le comité de citoyens accorde à la MRC un rôle de catalyseur et d’initiateur d’un processus concerté pour établir une synergie entre les acteurs du milieu communautaire économique et institutionnel autour d’une vision commune. Le comité lui recommande de créer un processus d’accueil pour étudier et orienter tout nouveau projet à caractère minier à s’harmoniser avec la vision de développement de la MRC. Ce processus inclut l’établissement d’un comité de citoyens permanent pour servir de lieu de réflexion pour poser des questions et réaliser des recherches pertinentes pour évaluer l’acceptabilité sociale des projets potentiels.

L’accès à l’eau potable est une préoccupation importante pour les membres du comité et ils suggèrent des stratégies pour demander un maximum de protection des aires d’approvisionnement en eau potable, non seulement en milieu urbain, mais également en milieu rural.

La protection de l’activité agricole est également une priorité pour le comité, car elle est une partie intégrante de l’identité et de l’économie régionale.

Une autre recommandation du comité de citoyens est d’entamer le processus de demande de statut de conservation de zones riches en biodiversité afin de pouvoir éventuellement les faire reconnaître comme territoire incompatible avec l’activité minière.

Par ailleurs, les citoyens préconisent le développement d’activités de valorisation des haldes minières plutôt que le développement de nouvelles mines étant donné que les infrastructures sont déjà en place et que les ressources minérales sont sorties de terre. Le comité de citoyens perçoit l’exploitation des haldes comme étant respectueuse du développement durable, si elle est assujettie à des conditions claires et un encadrement rigoureux. Selon un citoyen, « il est important qu’on apprenne des erreurs du passé, c’est-à-dire qu’on prenne notre temps et qu’on fasse toutes les analyses nécessaires ». Parmi les conditions, le comité préconise aussi que tout comité de suivi puisse posséder des ressources financières et une autonomie suffisante pour commander des études indépendantes.

Les recommandations seront disponibles au cours des prochains jours sur le site du GRAPPC : www.cegepmontpetit.ca/GRAPPC et de la MRC des Sources : http://www.mrcdessources.com/.

Un processus par consensus informé

Notons que les membres du comité ont été recrutés via un appel public à volontaires et sélectionnés selon des caractéristiques sociodémographiques, géographiques ainsi que leurs disponibilités. Les participants du comité sont Jocelyne Bergeron-Pinard (Saint-George-de-Windsor), John Eggena (Saint-Adrien), Nicole Goudreau (Asbestos), Roger Gratton (Wotton), Timon Janzing-Bachelet (Ham-Sud), Lyne Lamontagne (Saint-Camille), Jocelyn Létourneau (Danville), Caroll McDuff (Danville), Nicolas Soumis (Saint-Camille).

Le comité d’aménagement de la MRC des Sources souhaitait recevoir les recommandations des citoyens concernant l’avenir minier souhaité pour la région, incluant la valorisation des haldes minières et les critères pour la désignation de territoires incompatibles. Suivant la méthode de la consultation par consensus informé, les citoyens ont participé à trois journées d’autoformation et d’échanges, à la suite desquelles ils ont pu poser des questions à des experts et personnes-ressources, en plus de s’informer de manière individuelle. Lors d’un forum public tenu le 9 juin 2108, ces experts ont été à leur tour invités à présenter leur point de vue et à échanger sur ces questions avec les membres du comité, des élus municipaux et des citoyens de la MRC.

Le comité de pilotage

Ce projet est issu d’une collaboration de deux institutions collégiales et des chercheurs universitaires. Le Groupe de recherche appliquée sur les processus participatifs et collaboratifs (GRAPPC) du cégep Édouard-Montpetit dirige le projet, alors que l’animation des rencontres est assurée par le Centre d’étude en responsabilité sociale et écocitoyenneté (CÉRSÉ). Des professeurs de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, de l’Université du Québec à Chicoutimi et de l’Université de Montréal participent au projet en partenariat avec la Fédération des municipalités du Québec. Ce projet est rendu possible grâce au soutien financier du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

DOCUMENT FINAL: Recommandations issues de la consultation par consensus informé par le comité de citoyens

Les Abénakis et la MRC des Sources s’unissent pour mieux faire rayonner le Mont-Ham

La MRC des Sources et le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki (GCNWA) tenaient le public en haleine depuis la tenue d’une mystérieuse annonce de partenariat faite le 30 octobre dernier au Parc régional du Mont-Ham. Près de huit mois plus tard, les deux organisations ont à nouveau convié invités et médias au même endroit pour mettre fin au suspense en dévoilant leurs nouveaux projets et la toute nouvelle image du Parc régional du Mont-Ham.

C’est dans un souci de mise en commun de leurs ressources, et grâce à une contribution non remboursable de 146 850 $ accordée par Développement économique Canada pour les régions du Québec (DEC) en vertu du l’Initiative canadienne de diversification économique des collectivités tributaires du chrysotile et à une subvention du Secrétariat aux affaires autochtones, que le GCNWA et la MRC des Sources ont décidé d’élaborer et de concrétiser un projet porteur pour leurs deux communautés.

Cette collaboration se traduit principalement sous la forme de quatre volets: la création d’un espace multifonctionnel d’interprétation de la présence abénakise sur le territoire; le développement d’un secteur d’hébergement d’inspiration autochtone; la création d’un parcours de découverte en montagne à l’aide de panneaux d’interprétation; et l’élaboration d’outils éducatifs pour les visiteurs.

Cette entente de partenariat a permis l’émergence de ce projet majeur au Parc régional, bonifiant ainsi le caractère actuel du lieu touristique tout en lui donnant une couleur autochtone. Sur place, il est déjà possible de constater plusieurs améliorations d’infrastructures aux accents abénakis. Cette mise en valeur culturelle se distingue entre autres par une nouvelle annexe –l’Espace Abénakis– que les visiteurs pourront venir découvrir dès maintenant. On la retrouve également dans chaque action de promotion grâce à la nouvelle image du Parc régional inspirée de l’étymologie du nom « waban-aki » (ou « abénakis »), qui signifie « Peuple du soleil levant ».

« Je suis très heureux d’annoncer qu’un nouveau jour vient de se lever sur le Parc régional du Mont-Ham. Dans les derniers mois, la MRC des Sources et le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki ont réalisé des actions concrètes visant à bonifier l’offre actuelle du Parc régional. Cette offre abénakise est sans conteste une valeur ajoutée à l’ensemble de l’offre touristique de la MRC des Sources et même des Cantons-de-l’Est », affirme M. Hugues Grimard, préfet de la MRC des Sources et maire de la Ville d’Asbestos.

M. Daniel G. Nolett, directeur général du Conseil des Abénakis d’Odanak

M. Denys Bernard, directeur général du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki

Pour M. Daniel G. Nolett, directeur général du Conseil des Abénakis d’Odanak, ce partenariat est une opportunité que la nation abénakise ne pouvait refuser. « C’est un honneur pour les Abénakis de prendre part à un projet représentant fièrement leur Nation. D’autant plus que cette touche traditionnelle rend l’offre touristique unique. » Dave Bernard, directeur général du Conseil des Abénakis de Wôlinak, est tout aussi enthousiaste. « Cette collaboration a déjà des retombées positives pour le développement économique de la Nation. Maintenant que le projet est dévoilé, nous sommes très enthousiastes à l’idée de voir jusqu’où nous mènera ce partenariat. »

L’honorable Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique et responsable de DEC, a souligné sa satisfaction de voir le gouvernement du Canada participer au projet. « Nous sommes déterminés à travailler de près avec tous les ordres de gouvernement – y compris ceux représentants les peuples autochtones. C’est avec fierté que le gouvernement du Canada s’est associé à ce projet d’envergure régionale, dont le succès rejaillira sur l’ensemble de l’économie de la région, mais aussi l’économie canadienne dans son ensemble.  »

Le tout nouvel « Espace Abénakis »

L’honorable Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, se réjouit également de cette annonce. « En alliant la richesse de la culture abénakise à la beauté naturelle du Parc régional du Mont-Ham, le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki et la MRC des Sources démontrent à la fois leur dynamisme, mais aussi la valeur du travail en partenariat pour valoriser la région et ainsi favoriser son développement touristique et économique. »

Un aperçu du futur sentier Waban-Aki aménagé.

En terminant, comme le dit le slogan du Parc régional du Mont-Ham, tous ceux et celles qui désirent constater le fruit de ce nouveau partenariat sont invités à « monter pour voir | Spig8dawa wji namiha »!

Une année record pour la 7e édition du cocktail-bénéfice du Musée des Abénakis!

Plus de 125 amis et partenaires du Musée des Abénakis se sont réunis le 22 mars dernier pour participer à la septième édition de son cocktail-bénéfice annuel. Grâce à la présence des convives ainsi qu’à la généreuse contribution de 30 commanditaires, le Musée des Abénakis est très heureux d’annoncer qu’il a amassé la somme de 33 500 $ (24 000$ de profit net) qui permettra de contribuer à ses missions éducatives et culturelles. Il s’agit du plus gros montant amassé par le Musée des Abénakis lors d’une activité- bénéfice.

À nouveau cette année, les participants de la soirée ont pu découvrir la richesse artistique et culinaire des Premières Nations et se sont plongés dans la culture contemporaine des Abénakis. Pour une septième année, la découverte culinaire de la soirée a été confiée au chef Steve Bissonette du restaurant La Sagamité, de Wendake. Les invités ont pu découvrir des hors-d’oeuvre peu communs tels qu‘un carpaccio de bison fumé sur taro, un tartare de cerf au paprika fumé et un magret de canard fumé au physalis, pour ne nommer que ces trois bouchées! Ils ont également eu l’occasion d’échanger entre eux au rythme de la musique électro de Geronimo Inutiq, un DJ inuk, qui a su égayer, pour la seconde année consécutive, la soirée.

Notre célèbre encan silencieux était également de retour – et sa réputation n’est plus à faire! En effet, les 14 pièces d’artistes et artisans autochtones et allochtones proposées ont ravi l’ensemble des invités ; c’est plus de 6 000$ qui ont été amassés grâce à la vente d’œuvres ! En fin de soirée, des tirages ont permis à 13 personnes chanceuses de remporter de magnifiques prix, dont un voyage à Essipit comprenant deux nuitées en condo ainsi qu’une croisière aux baleines, un souper 5 services au restaurant La Sagamité pour deux personnes, une nuitée à l’hôtel Montfort de Nicolet avec accès au spa nordique, deux nuitées en chalet EXP dans l’un des parcs nationaux de la SÉPAQ ainsi qu’un casque d’écoute Bose.

Le Musée des Abénakis tient à remercier chaleureusement tous ses partenaires – plus particulièrement ses commanditaires majeurs BLG, Desjardins caisse de Nicolet, RBC, Conseil des Abénakis de Wôlinak et la SAQ – ainsi que ses convives, sans qui cet événement n’aurait pas connu un aussi grand succès!

Le Musée des Abénakis est subventionné par le ministère de la Culture et des Communications et le Conseil des Abénakis d’Odanak.

Une toute première programmation culturelle pour le Musée

Le Musée des Abénakis a fièrement dévoilé sa première programmation culturelle pour le printemps 2018. De mars à juin, le Musée présentera 7 activités ludiques, vivantes, enrichissantes et diversifiées qui plairont à tous. Ces différentes activités où seront invités petits et grands permettront aux participants de vivre une rencontre culturelle captivante.

Le Musée en mode « FAMILLE »

Au Musée des Abénakis : on se relâche!
Le vendredi 9 mars, raquettes aux pieds, venez parcourir le sentier Koak d’Odanak en compagnie d’un biologiste qui vous enseignera à reconnaitre les traces laissées par les animaux. De retour au Musée, réchauffez-vous en cuisinant et dégustant une délicieuse bannique, puis créez un magnifique vitrail coloré que vous pourrez rapporter à la maison. Cette activité familiale est offerte au coût de 10 $ (8 $ pour les membres de la Société historique d’Odanak).

Mategwas et le sucre!
Le samedi 7 avril, laissez-vous raconter comment les Abénakis ont découvert le sirop d’érable par la conteuse Christine Sioui Wawanoloath et partez à la rencontre de Mategwas, le lièvre. Aidez-le à retrouver les œufs de Pâques qu’il a cachés un peu partout au Musée ! Cette activité adaptée pour les enfants de 2 à 8 ans est offerte au coût de 8 $ (5 $ pour les membres de la Société historique d’Odanak).

Bec et Museau au Musée
Le dimanche 29 avril, rencontrez de véritables oiseaux de proie vivants ! Apprenez-en davantage sur ces bêtes à plumes grâce à l’animation Chouette à voir! de l’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP). Échangez ensuite avec Monsieur Antoine Martineau-Rousseau, un technicien de la faune, biologiste et trappeur professionnel, qui saura vous transmettre sa passion pour les animaux à fourrure du Québec. Cette activité est au coût de 10 $ (8 $ pour les membres de la Société historique d’Odanak).

Le Musée en mode « TRANSMISSION DE SAVOIR-FAIRE »

Wampum : enfilade de coquillages blancs
Le samedi 24 mars, en compagnie d’un artiste pluridisciplinaire qualifié, découvrez l’importance complexe des wampums ainsi que leur signification. Confectionnez ensuite votre propre bracelet perlé. Un atelier enrichissant pour les gens âgés de 16 ans et plus qui possèdent une fibre créative ou simplement un intérêt envers ces fabuleuses perles tubulaires. Cette activité vous est proposée au coût de 15 $ (10 $ pour les membres de la Société historique d’Odanak).

Le Musée en mode « SAVEURS DES PREMIÈRES NATIONS »

Nd’adbokwa : je cuisine
Le 20 mai, concoctez en équipe et dégustez des mets inspirés des Premières Nations, de l’entrée au dessert, puis rassemblez-vous avec des membres de Femmes Autochtones du Québec pour participer à un cercle de discussion. Cette activité adaptée pour les gens de 14 ans et plus est offerte au coût de 15 $ (10 $ pour les membres de la Société historique d’Odanak).

Soirée poésie
Le jeudi 7 juin en soirée, profitez de la vue que vous offre la rivière St-François et assistez à une soirée de poésie autochtone. Musique et apéro vous accompagneront lors de cette soirée extérieure où vous serez plongé dans l’univers des poètes des Premières Nations. Cette activité est offerte au coût de 20 $ (15 $ pour les membres de la Société historique d’Odanak).

Le Musée en mode « PORTES OUVERTES »

Le samedi 16 juin, profitez de nos portes ouvertes pour découvrir le Musée, ses expositions et son spectacle multimédia « la Création du monde ». Venez à la rencontre d’artistes et d’artisans abénakis et goûtez à des mets traditionnels. Cette activité est ouverte et gratuite pour tous.

Pour l’ensemble des activités (sauf l’activité portes ouvertes), il faut réserver votre place puisqu’elles sont limitées. Si vous souhaitez vous inscrire à une ou plusieurs activités, vous êtes invités à communiquer avec la réception du Musée des Abénakis au 450 568-2600 ou par courriel au [email protected].

Vous êtes Abénakis et vous pratiquez des activités de chasse, de trappe ou de pêche au lac Saint-Pierre?

Si oui, nous souhaitons vous inviter à prendre part à la recherche sur la cohabitation des usages agricoles et fauniques au lac Saint-Pierre intitulée : Les enjeux de gestion agriculture-faune au lac Saint-Pierre : application de la méthode Q à l’analyse des opinions des acteurs.

Cette recherche est menée par Mme Ann Lévesque et M. Jérôme Dupras, deux chercheurs de l’Université du Québec en Outaouais (UQO). L’objectif de cette recherche est de mieux comprendre les opinions et les préoccupations des acteurs vis-à-vis de l’agriculture au lac Saint-Pierre. Par ce fait même, l’étude vise à soutenir les acteurs du lac Saint-Pierre à mieux comprendre leurs différences et leurs affinités pour favoriser une cohabitation entre les activités agricoles et la conservation des milieux naturels.

Ces 2 chercheurs aimeraient solliciter votre participation à un entretien d’une durée de 60 à 90 minutes qui consistera à classer des énoncés dans une grille graphique d’appréciation et à répondre à quelques questions ouvertes. Si vous souhaitez participer à cette recherche sur une base volontaire, je vous invite à prendre contact avec la chercheuse principale par téléphone au 819-595-3900, poste 2942, ou par courriel à [email protected] pour convenir d’un lieu et d’un moment pour cet entretien.

Vous pouvez aussi contacter David Bernard, agent de recherche du Bureau du Ndakinna, par téléphone au 819-294-1686, poste 1221, ou par courriel à [email protected] pour toute question relative au projet.

Avec votre accord, tous les propos recueillis lors de cet entretien seront enregistrés et une photo de votre classement final sera prise, mais seulement la chercheuse principale, son directeur de recherche et le GCNWA pourront les consulter. Votre nom ne sera jamais divulgué et les bandes enregistrées ainsi que la photo de votre classement seront gardées sous clés dans le bureau de la chercheuse principale à l’UQO, en plus d’être détruites cinq ans après la fin du projet.

Votre participation est essentielle à l’aboutissement de la recherche et vos connaissances et vos opinions pourront grandement aider le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki à mieux vous représenter lors de consultations territoriales et dans la réalisation de différents projets de gestion du territoire.

Nous vous remercions pour l’intérêt que vous avez envers ce projet de recherche,

Wlinwi,

Le Bureau du Ndakinna – Grand Conseil de la Nation Waban-Aki

LANCEMENT DU LIVRE “LA FORÊT DES DEUX MONDES”

C’est ce mercredi, à la Petite Chapelle Ste-Thérèse de Wôlinak, que le Conseil des Abénakis de Wôlinak lançait officiellement le livre scientifique La forêt des deux mondes écrit par monsieur Mario Marchand, historien. Grâce à cette publication, le conseil de bande ajoute ainsi une nouvelle dimension à la diffusion de son patrimoine.

Depuis près de deux décennies, le Conseil des Abénakis de Wôlinak est associé à différents  projets de recherches scientifiques en rapport avec la mise en valeur de la culture et du patrimoine  autochtone. Qu’on se souvienne du projet  Forêt Wataban réalisé en collaboration avec des chercheurs de différentes universités et dont l’objectif visait, entres autres, à initier les élèves  des écoles primaires à  la culture traditionnelle des Autochtones. Plus récemment, avec la recherche archéologique sur le territoire des  Abénakis de Bécancour, ce sont des jeunes étudiants de Wôlinak qui ont été sensibilisés au patrimoine et à la culture de leurs ancêtres.

Pour les Abénakis, comme pour la plupart des nations algonkiennes, la forêt représente toujours  le lieu ancestral de leur culture. En s’associant à l’historien Mario Marchand, c’est un regard critique qui est porté sur l’appropriation  de la forêt par la société moderne.

L’auteur du livre n’en est pas à ses débuts comme promoteur de la culture des Premières Nations dans la région. Au cours de sa carrière,  il a participé à des documentaires et publié des articles sur l’histoire des Autochtones de la Mauricie. Par ailleurs, au service du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki, il a réalisé une importante recherche portant sur la définition et les limites du territoire ancestral des Abénakis au Québec. De plus, tout récemment, il a été le maître d’œuvre de la transformation de  la petite chapelle de Wôlinak en centre d’interprétation consacré à l’histoire de la mission des Abénakis de  Bécancour.

Son livre,  La forêt des deux mondes,  se situe dans la mouvance de l’anthropologie historique, c’est-à-dire qu’il aborde l’histoire en considérant des enjeux de société qui demeurent d’actualité.  Les Autochtones y trouvent une place prépondérante, car en tout premier lieu c’est bien de leur histoire qu’il est question dans cette publication. Cependant, cet ouvrage scientifique s’adresse également à tous ceux qui ont un intérêt pour la forêt et pour l’histoire de la Mauricie.

Il sera possible de se procurer le livre au coût de 35$ en appelant au Conseil des Abénakis de Wôlinak (819 294-6696) ou encore, au  Grand Conseil de la Nation Waban-Aki, (819 294-1686). Le tirage du livre est cependant limité à cent exemplaires.

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Synopsis du livre La forêt des deux mondes 

La forêt des deux mondes, représentations collectives
et transformation du paysage, Algonkiens et Euro-Canadien
en Mauricie (1534 à 1934).

 

L’historien Mario Marchand s’intéresse au changement culturel et à la transformation du paysage en Mauricie. Son livre traite de l’histoire culturelle de l’environnement concernant deux imaginaires sociaux: celui des Algonkiens et celui des Euro-Canadiens. De plus, les représentations collectives de la forêt sont envisagées comme des idées, des perceptions, voire des concepts qui prennent forme dans les mentalités. La transformation du paysage, quant à elle, traduit le rapport à l’environnement de deux mondes différents, et ce, pendant près de 400 ans.

Le principal objet du livre est la forêt des Autochtones, qui en demeure le fil conducteur. En conséquence, la forêt des Allochtones n’est le plus souvent envisagée que par rapport à l’autre. Redonner aux Autochtones une parole en comparaison des écrits des Allochtones (Blancs) est au cœur de la problématique de ce livre. En effet, pour l’auteur, la parole autochtone a une valeur historique indéniable dans la mesure où elle est mise en corrélation avec les écrits de témoins qui ont côtoyé les Autochtones et qui avaient les qualités nécessaires pour décrire le monde de la forêt.

Le livre La forêt des deux mondes se situe dans la mouvance de l’anthropologie historique, c’est-à-dire qu’il aborde l’histoire en considérant des enjeux de société qui demeurent d’actualité. Les Autochtones y trouvent une place prépondérante, car en tout premier lieu c’est bien de leur histoire qu’il est question dans cette publication. Cependant, cet ouvrage scientifique s’adresse également à tous ceux et celles qui ont un intérêt pour la forêt et pour l’histoire de la Mauricie.

Prix Droits et Libertés 2017 : la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse annonce les lauréats de l’édition spéciale dédiée aux droits des peuples autochtones

Le Prix Droits et Libertés 2017 sera décerné à huit initiatives qui ont favorisé la reconnaissance et le respect des droits des peuples autochtones à travers le Québec, a annoncé aujourd’hui la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

La Commission a choisi le thème des droits des peuples autochtones afin de souligner le dixième anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

« Nous tenons à féliciter chaleureusement les huit lauréats, porteurs d’initiatives qui rayonnent dans leurs communautés, dans leurs nations et à travers le Québec, et qui font progresser les droits des peuples autochtones », a déclaré Camil Picard, président par intérim de la Commission. « Ces lauréats ont été choisi par un jury d’exception à cause de leur engagement remarquable. J’en profite pour remercier les membres du jury d’avoir collaboré à la réussite de l’édition 2017 du Prix Droits et Libertés ».

Les membres du jury sont Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec, Béatrice Vaugrante, directrice générale d’Amnistie internationale Canada francophone, Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador et Alexandre Bacon, cofondateur du Cercle KISIS.

Les prix seront remis lors d’une cérémonie le 10 décembre prochain à Montréal qui sera diffusé en direct sur la chaîne YouTube de la Commission dès 11 h. Voici la liste des lauréats :

  • Le Bureau du Ndakinna du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki, documente l’utilisation et l’occupation traditionnelle du territoire du Ndakinna par les W8banakiak (Abénakis) afin de protéger leurs droits ancestraux. Les consultations menées ont permis de contribuer à l’élaboration d’un dialogue constructif entre promoteurs, organismes et ministères au bénéfice des membres de la Nation et d’exprimer la voix des W8banakiak dans le processus de planification territoriale.
  • La Déclaration de souveraineté d’Atikamekw Nehirowisiw du Conseil de la nation Atikamekw vise à faire connaitre et reconnaitre les droits ancestraux d’Atikamekw Nehirowisiw à l’ensemble de la population du Québec et du Canada. Cette déclaration a permis de valoriser la présence atikamekw sur le territoire lors de la pratique d’activités traditionnelles et a favorisé un respect nouveau de la part des utilisateurs non-autochtones.
  • Le Centre des Premières Nations Nikanite de l’Université du Québec à Chicoutimi offre aux étudiants autochtones de l’UQAC un lieu accueillant qui leur fournit l’encadrement et le soutien pédagogique dont ils ont besoin pour favoriser la réussite de leurs études, dans le respect de leur culture. Le Centre sensibilise aussi la communauté universitaire ainsi que le grand public à la réalité et à la culture autochtone.
  • La poésie de Natasha Kanapé Fontaine, poète-interprète, comédienne, artiste en arts visuels et militante pour les droits autochtones et environnementaux. Madame Kanapé Fontaine est une Innue de Pessamit, sur la Côte-Nord. Sa démarche artistique et littéraire tend à rassembler les peuples divergents par le dialogue, l’échange, le partage des valeurs, en passant par le « tannage des peaux », manière métaphorique de gratter les imperfections des pensées et des consciences.
  • Le Programme Sous le Shaputuan de l’Institut Tshakapesh offre des sessions de sensibilisation aux jeunes dans les écoles allant du primaire jusqu’à l’université, ainsi qu’au grand public lors d’événements à travers le Québec. Plus de 100 000 jeunes de tout âge ont ainsi été initiés à la culture innue par le Programme Sous le Shaputuan au cours des 10 dernières années.
  • Le Festival Présence autochtone est un événement annuel d’une dizaine de jours qui se tient en territoire mohawk non-cédé depuis 27 ans. Le but avoué de cette manifestation culturelle annuelle est de susciter la fraternité entre les peuples et le respect des différences dans une amitié partagée. C’est un lieu de rencontre des cultures et un espace de réconciliation.
  • Avataq est un organisme à but non-lucratif crée en 1980 dont le conseil d’administration est exclusivement inuit. Son mandat est de protéger et de promouvoir la langue et la culture des Inuits afin de perpétuer l’inuktitut et la culture inuite pour le bénéfice des générations actuelles et futures. Avataq se réfère à la sagesse et au leadership des aînés inuits et est ainsi guidée par leurs préoccupations, leurs espoirs et leur vision.
  • Sébastien Grammond, juge à la Cour fédérale, et Christiane Guay, professeure à l’Université du Québec en Outaouais et travailleuse sociale, contribuent au développement des connaissances en matière de gouvernance autochtone en protection de la jeunesse, un domaine qui reste encore peu documenté dans le milieu francophone autochtone depuis près d’une dizaine d’années. Leurs prises de position ont permis entre autres de reconnaître, pour la première fois au Québec, les traditions juridiques autochtones, notamment l’adoption coutumière.

Décerné depuis 1988, à l’occasion de la Journée internationale des droits de la personne, qui marque l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme le 10 décembre 1948, le Prix Droits et Libertés vise à souligner le travail exceptionnel de personnes et d’organismes dont les réalisations contribuent à la défense et à la promotion des droits de la personne au Québec.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse assure le respect et la promotion des principes énoncés dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Elle assure aussi la protection de l’intérêt de l’enfant, ainsi que le respect et la promotion des droits qui lui sont reconnus par la Loi sur la protection de la jeunesse. Elle veille également à l’application de la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans des organismes publics.

MISE À JOUR – CAUSE DESCHENEAUX

Le 3 août 2015, madame la juge Chantal Massse de la Cour supérieure du Québec a décidé dans la cause Descheneaux que la plus grande partie des règles d’inscription dans la Loi sur les Indiens sont invalides en raison de la discrimination fondée sur le sexe dans l’octroi du « statut d’Indien » et violent donc la Charte canadienne des droits et libertés.

La juge Masse a néanmoins suspendu l’effet de sa déclaration d’invalidité pour une période de 18 mois afin de permettre au Parlement d’amender la Loi sur les Indiens et la rendre conforme à la Charte.

La décision de la juge Masse n’a donné un nouveau droit au statut à personne car elle a jugé qu’il revenait au Parlement et non pas à la Cour de changer la Loi sur les Indiens. Si le Parlement n’agissait pas avant la date butoir, l’inscription sous la Loi sur les Indiens cesserait simplement, sauf de rares exceptions.

Le gouvernement a finalement présenté ses amendements proposés au Sénat à la fin octobre 2016, intitulés projet de loi S-3, mais le Comité sénatorial sur les peuples autochtones a demandé au Ministre des Affaires indiennes et du Nord de tenir une meilleure consultation et d’éliminer des règles d’inscription toute la discrimination fondée sur le sexe. En janvier 2017, le gouvernement a obtenu de la juge Masse une prolongation de son délai jusqu’au 3 juillet, mais il a seulement présenté ses amendements révisés au Sénat en mai 2017.

Le Sénat a décidé que le projet de loi S-3 ne va pas assez loin et le 1er juin, il a adopté des amendements – appelés « 6(1)a) tout au long » (“6(1)(a) all the way”) – qui donneraient le même statut à tous les descendants d’une femme ayant perdu son statut nés avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles en 1985. Par contre, la Ministre a déclaré qu’elle s’opposerait à ce changement lorsque le projet de loi S-3 serait devant la Chambre des communes.

Après que les avocats de la Ministre aient informé la juge Masse qu’ils ne se serviraient pas de la date d’audience réservée pour le 19 juin pour une requête pour prolonger la suspension, les avocats de Stéphane Descheneaux, de Susan et Tammy Yantha et des Abénakis ont présenté leur propre requête. Le 20 juin, la juge Masse a refusé d’accorder la prolongation et a décidé que la cour ne pouvait s’immiscer dans un différend entre la Chambre des communes et le Sénat.

Le 21 juin, la Chambre des communes a adopté le projet de loi S-3 sans les amendements « 6(1) a) tout au long » et l’a renvoyé au Sénat, mais le 22 juin le représentant du gouvernement au Sénat a ajourné le débat sur le projet de loi S-3 et tant la Chambre des communes que le Sénat ont ajourné leurs travaux pour l’été.

Dans la dernière semaine de juin, le gouvernement a présenté sa propre requête et demandé à la juge Masse de prolonger la suspension de sa déclaration d’invalidité jusqu’au 26 décembre mais la juge Masse a décidé le 27 juin que rien n’avait changé depuis son dernier jugement et a rejeté la requête du fédéral.

Le gouvernement a interjeté appel sur la question de prolonger la suspension, lequel sera entendu à Montréal le 9 août prochain. Jusqu’à cette date, une ordonnance de sauvegarde accordée par le juge Nicholas Kasirer de la Cour d’appel du Québec – avec le consentement des procureurs de M. Descheneaux, de mesdames Yantha et des Abénakis – permet au Registraire de continuer à appliquer les règles d’inscription actuelles de la Loi sur les Indiens.

Une communauté abénakise à la mémoire bien vivante

Le Conseil des Abénakis de Wôlinak lance fièrement les festivités de la Fête nationale des Autochtones ce mercredi matin en inaugurant officiellement l’exposition « Mémoire vivante, la rivière au long détour » présentée dans le tout nouveau décor de la Petite Chapelle Ste-Thérèse de Wôlinak maintenant transformée en centre d’interprétation grâce aux Fonds Canada 150.

L’ambiti eux projet, réalisé dans le cadre des festivités du 150e anniversaire de la Confédération du Canada, voit le jour grâce au financement de près de 151 000$ octroyés par Patrimoine canadien. « Canada 150 offre l’occasion de souligner la résilience et la fierté des peuples autochtones, ainsi que la richesse de leurs cultures » déclare l’honorable Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien. «Ce nouvel espace culturel permettra aux Canadiens de découvrir une facette importante de l’histoire de la Nation Waban-Aki. » Fier du travail accompli par les membres de sa communauté, le chef,  M. Michel R. Bernard, abonde dans le même sens « Grâce à l’exposition « Mémoire vivante, la rivière au long détour », notre communauté retrouve sa place dans la grande histoire des Premières Nations, ainsi que celles des Peuples fondateurs du Canada. »

Cet événement permet, par la même occasion, de dévoiler une plaque commémorative offerte par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. Cette plaque historique, qui sera également installée sur la communauté d’Odanak, met en lumière la migration des Abénakis dans la vallée du St-Laurent durant la période coloniale française afin que ces derniers puissent protéger la Nouvelle-France contre les invasions des Anglais sur le territoire.

L’exposition « Mémoire vivante, la rivière au long détour » est présentée gratuitement jusqu’au 4 septembre 2017 à la Petite chapelle Ste-Thérèse située au 10 110 rue Kolipaïo, à Wôlinak. Pour connaître l’horaire complet du centre d’interprétation, veuillez téléphoner au Conseil des Abénakis de Wôlinak en composant le 819-294-6696. C’est donc avec une immense fierté que la communauté Wôlinak invite tous ceux et celles qui le désirent à venir visiter ce tout nouveau lieu rempli d’histoire qui vous fera d’abord vivre un retour dans le temps, mais également un présent bien senti, celui d’une communauté bien vivante.