Salle-Kizos

Odanak inaugure sa toute nouvelle salle familiale Kizos


La communauté abénakise d’Odanak a officiellement inauguré la nouvelle salle familiale Kizos, jeudi soir, ayant comme objectif d’offrir une place aux familles pour échanger, soutenir, agrandir et célébrer cette valeur importante.

Ainsi, c’est depuis trois ans maintenant que ce projet se trame grâce à l’aide de divers partenaires d’Odanak pour que toutes les générations puissent bénéficier d’un endroit bien à elles pour le présent et pour l’avenir.

Étant un endroit consacré complètement à la communauté abénakise, le nom « Kizos » a été choisi parmi une multitude de suggestions faites par le peuple. Un concours avait en effet été lancé au printemps dernier pour trouver ce qui allait désigner cette nouvelle place qui se veut chaleureuse et invitante.

C’est finalement Valérie Richer qui est sortie vainqueure avec le nom «Kizos», signifiant «soleil» en terme abénakis. Elle s’est dirigée vers ce choix parce que «la famille est synonyme de chaleur et qu’elle nous apporte un éclairage important dans nos décisions. Tout comme le soleil, la famille illumine notre quotidien», a fait valoir l’heureuse élue pour expliquer sa suggestion.

Afin de souligner cette pensée, une plaque expliquant l’origine du nom est d’ailleurs positionnée à l’entrée de l’édifice. Outre cet aspect, il y a également le décor qui a été pensé pour donner un sentiment d’appartenance culturelle aux Abénakis. Ainsi, le fruit du travail des membres de la communauté est affiché un peu partout à travers des oeuvres d’art de leur cru.

La concrétisation de ce projet se fait grâce au soutien financier du Conseil des Abénakis d’Odanak et du Secrétariat aux affaires autochtones du gouvernement du Québec.

« Merci au Conseil des Abénakis d’Odanak qui a toujours appuyé la construction d’une nouvelle salle familiale et qui a même initié l’idée. Sans une vision politique familiale forte des conseillers d’Odanak, le projet n’aurait pu voir le jour », conclut-on par voie de communiqué.

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Le territoire pour retrouver ses racines autochtones et se découvrir

La nature deviendra un terrain de jeu pour les Abénakis lors d’un programme de ressourcements en territoire. Retrouver ses racines, sa culture, partager ses connaissances et ses difficultés. Ils partiront en expédition au mont Ham, un projet du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki dans lequel l’intervention et l’approche holistique se côtoient.

Pour lire le reportage complet d’Espaces Autochtones, cliquez ici.

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La communauté d’Odanak choisie pour y construire l’un des 12 refuges au Canada pour femmes, enfants et personnes 2SLGBTQQIA+ autochtones fuyant la violence familiale

Le gouvernement du Canada, par l’entremise de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et de Services aux Autochtones Canada (SAC), avec l’aide de partenaires Autochtones, a sélectionné des bénéficiaires pour la construction de 12 refuges au Canada pour les femmes, les enfants et les personnes 2SLGBTQQIA+ autochtones fuyant la violence familiale.

Le 17 juin dernier, l’honorable Ahmed Hussen, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, ainsi que l’honorable Marc Miller, ministre des Services aux Autochtones, ont annoncé plus de 85 millions de dollars pour construire et soutenir l’exploitation sur cinq ans de 12 nouveaux refuges d’urgence à travers le Canada, et que 10,2 millions de dollars seront investis annuellement par la suite.

Cette initiative permettra d’ajouter 12 nouveaux refuges au réseau existant de refuges de SAC pour les femmes, les enfants et les personnes 2SLGBTQQIA+ autochtones qui seront construits en partenariat avec les communautés suivantes :

  • Première Nation d’Odanak, Québec
  • Nation Lil’wat, British Columbia
  • Nation crie de Sturgeon Lake, Alberta
  • Première nation de Whitefish Lake #459, Alberta
  • Le Grand Conseil de Prince Albert, Saskatchewan
  • Keeseekoowenin, Manitoba
  • Hollow Water, Manitoba
  • Première nation Wasauksing, Ontario
  • Première nation Natoaganag (Eel Ground), Nouveau-Brunswick
  • Première nation d’Acadia, Nouvelle-Écosse
  • Conseil des Premières nations du Yukon, Yukon
  • Société régionale Inuvialuit, Territoires du Nord-Ouest

Ces refuges seront dirigés par des Autochtones et fourniront un lieu d’hébergement et des services de soutien essentiels, adaptés à la culture, qui aideront les survivants de situations de violence familiale à se remettre du traumatisme qu’ils ont subi, leur donneront accès à des programmes de soutien et créeront un environnement stable où ces personnes pourront commencer à reprendre une vie autonome. Ils constituent également un élément essentiel de la Voie fédérale concernant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées, la réponse du gouvernement du Canada aux appels à la justice de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, et une contribution importante au plan d’action national visant à mettre fin à la violence contre les femmes autochtones et les membres de la communauté 2SLGBTQQIA+.

Dans l’Énoncé économique de l’automne de 2020, le gouvernement du Canada a annoncé un investissement de 724,1 millions de dollars pour élaborer une stratégie globale de prévention de la violence afin d’accroître les services de soutien adaptés à la culture pour les femmes, les enfants et les personnes 2SLGBTQQIA+ autochtones victimes de violence fondée sur le sexe. Ces fonds soutiendront la construction de refuges et de logements de transition pour les Premières Nations, les Inuits et les Métis partout au pays, y compris dans les réserves, dans le Nord et en milieu urbain. Cette initiative est aussi une action clé de la Voie fédérale. De plus amples renseignements sur la stratégie globale de prévention de la violence seront annoncés au cours des prochains mois.

Le gouvernement du Canada prend très au sérieux la question de la violence faite aux femmes, aux enfants et aux personnes 2SLGBTQQIA+ autochtones et continuera de travailler en partenariat avec les organisations autochtones, les gouvernements provinciaux et territoriaux, ainsi qu’avec des partenaires externes afin d’élaborer des solutions efficaces et adaptées à la culture.

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JOURNÉE NATIONALE DES PEUPLES AUTOCHTONES

Le 21 juin 2021 est le 25e anniversaire national de la célébration du patrimoine, des diverses cultures et des réalisations remarquables des Premières Nations, des Inuit et des Métis!

Profitons de cette journée pour approfondir nos connaissances sur les peuples autochtones, mais surtout pour partager et célébrer tous ensemble nos diversités culturelles débordantes de richesse.

En ce sens, voici un tout nouveau petit guide sur la langue abénakise présentant quelques mots culturellement significatifs pour les 𝒲𝟪𝒷𝒶𝓃𝒶𝓀𝒾𝒶𝓀𝓈.

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Entente de partenariat entre la Réserve naturelle Gault de l’Université McGill et le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki

Portés par un intérêt commun pour la protection des ressources naturelles et culturelles de la Réserve naturelle Gault, l’Université McGill et le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki (W8banaki) ont conclu un partenariat qui incitera les membres de la Nation à se rendre à la Réserve Gault pour y pratiquer leurs activités culturelles.

Cette entente découle des 52 appels à l’action que McGill a établis dans le cadre de son projet de reconnaissance et de réconciliation avec les peuples autochtones.

Située à Mont-Saint-Hilaire, la réserve naturelle Gault de l’Université McGill protège plus de 1 000 hectares de forêt naturelle. Le mont Saint-Hilaire, dont le nom abénakis wigw8madensis signifie petite montagne en forme d’habitation, est situé sur le Ndakina, territoire ancestral de la Nation W8banaki. Ce site revêt une grande importance culturelle pour les Abénakis, qui s’en servent depuis longtemps comme d’un lieu de rencontre et d’échange.

En vigueur depuis le 1er janvier 2021, cette collaboration se traduit par l’accès gratuit à la Réserve naturelle Gault de l’Université McGill pour tous les membres inscrits au registre des communautés d’Odanak ou de Wôlinak, qui composent la Nation W8banaki du Québec. Cette entente reconnaît le territoire ancestral et la valeur culturelle de la réserve naturelle pour les Abénakis.

« Nous sommes heureux de la concrétisation d’une telle entente positive et innovante », affirme M. Denys Bernard, directeur général du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki.

« Il s’agit d’une nouvelle étape de reconnaissance du passé et de réconciliation pour l’avenir. Il reste beaucoup à faire, mais nous sommes déterminés à travailler avec nos partenaires autochtones pour explorer toutes les possibilités et intégrer les traditions autochtones dans la vie et les activités de l’Université, au profit de l’ensemble de la société », soutient le Pr Christopher Manfredi, vice-principal exécutif et vice-principal aux études de l’Université McGill.

La Réserve naturelle Gault de l’Université McGill
La Réserve naturelle Gault de l’Université McGill est une réserve privée qui protège près de 1 000 hectares de milieu naturel. Situé sur le mont Saint-Hilaire, à une quarantaine de kilomètres de Montréal, ce paysage naturel panoramique nous dévoile les derniers grands vestiges des forêts anciennes de la vallée du Saint-Laurent. Elle abrite 25 kilomètres de sentiers et est ouverte 365 jours par année. Affiliée à la Faculté des sciences de l’Université McGill, l’équipe de la Réserve naturelle Gault offre un soutien à la recherche et à l’enseignement des sciences naturelles tout en proposant un large éventail de services à la communauté universitaire et au grand public.

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VOICI NOTRE TOUT NOUVEAU LOGO !

Plus épurée et actuelle, c’est ce que le GCNWA visait lorsqu’il a approché la firme de graphisme Onakì Création afin de concevoir sa toute nouvelle image de marque. Passant de 3 employés à près de 80, le GCNWA a connu une évolution impressionnante au courant des dernières années et nous souhaitions que notre image le reflète. C’est donc avec fierté que nous vous présentons aujourd’hui notre nouveau logo inspiré du mot « 𝐰𝟖𝐛𝐚𝐧𝐚𝐤𝐢 », qui signifie « 𝕡𝕖𝕦𝕡𝕝𝕖 𝕕𝕦 𝕤𝕠𝕝𝕖𝕚𝕝 𝕝𝕖𝕧𝕒𝕟𝕥 ».

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La Nation Abénakise affirme sa capacité à gérer la protection de sa jeunesse

En avril dernier, la Nation Abénakise a signifié officiellement aux gouvernements fédéral et provincial sa volonté d’appliquer la loi C-92 dans son intégralité et ainsi, gérer la totalité des actions reliées aux services à l’enfance et à la famille. Depuis le 1er janvier 2020, la loi fédérale C-92 reconnaît explicitement le droit inhérent des peuples autochtones à exercer leurs propres juridictions en matière de services à l’enfance et à la famille, incluant la protection de la jeunesse.

Depuis maintenant près de deux ans, les conseils d’Odanak et de Wôlinak travaillent à consolider les services généraux aux familles, mais également, à l’intégration des services en protection de la jeunesse au programme N8wkika.

Le programme N8wkika (services à l’enfance et à la famille de la Nation Abénakise) est en place depuis maintenant dix ans et soutient les familles dans l’ensemble de leurs besoins. Depuis une décennie maintenant, ce sont plus de 200 enfants qui ont bénéficié de suivis individuels ou familiaux. Ces milieux familiaux ont été sondés et ont affirmé qu’ils souhaitent que les communautés d’Odanak et de Wôlinak exercent leur juridiction et encadrent de manière autonome la totalité des services, incluant la protection de sa jeunesse.

Au fil des ans et de la pratique quotidienne, il a clairement été démontré que la Nation Abénakise détient les compétences, expertises et connaissances lui permettant d’appuyer les familles dans le besoin. De plus, ce sont les ressources de la Nation Abénakise qui détiennent toutes les connaissances culturelles traditionnelles qui assurent des interventions adaptées aux besoins spécifiques des enfants et de leur famille. C’est par la pratique holistique, connectée aux forces des familles et alliée à l’approche communautaire que la Nation Abénakise va assurer le mieux-être des enfants des communautés d’Odanak et de Wôlinak.

La collaboration entre la Nation Abénakise et la direction de la protection de la jeunesse (DPJ) étant très constructive et sachant que les ressources de la DPJ possèdent elles-mêmes une expertise essentielle, Odanak et Wôlinak proposent que des discussions mènent à un partenariat qui verra la Nation gérer de manière autonome sa protection de la jeunesse en conservant une collaboration étroite avec le service de protection de la jeunesse provinciale.

La Nation Abénakise en est donc rendue à l’étape de finalisation du développement des structures légales, administratives et cliniques qui lui permettront de se doter de toutes les ressources nécessaires à la gestion de la totalité des services à l’enfance et à la famille et d’assurer la protection de sa jeunesse.

Il est prévu qu’en début d’année 2023, les enfants des communautés d’Odanak et de Wôlinak seront protégés par les ressources internes en collaboration avec les partenaires provinciaux et fédéraux qui respecteront l’autodétermination de la Nation Abénakise.