LA NATION WABAN-AKI OU W8BANAKI

D’origine algonkienne[1], le nom de la Nation Waban-Aki provient des termes « W8ban » (lumière blanche) et « Aki » (terre)  signifiant, selon  l’anthropologue Frank. G. Speck  « peuple de l’aurore ».  Suivant les époques et les usages, l’orthographe et la désignation de ce peuple vont varier. Cependant,  aujourd’hui, le nom  « Abénakis » sert le plus souvent à ideAbenaki_Couple_smallntifier les membres des communautés d’Odanak et de Wôlinak, qui composent la Nation Waban-Aki au Québec. Fiers de leur héritage culturel et de leur langue, les Abénakis s’identifient également comme des « W8banakiak » issus de la Nation « W8banaki ». Cette étymologie est issue de l’une des plus anciennes formes linguistiques autochtones, ou le symbole « 8 » exprimerait  un « o » nasal.

À l’arrivée des Européens, les W8banakiak se partageaient de vastes espaces forestiers sur les territoires actuels du sud du Québec, des ÉtatsHistorique_Photo1
du Maine, du New Hampshire, du Vermont, ainsi qu’une partie du Nouveau-Brunswick[2]. Au 17e siècle, de nombreuses bourgades parsemaient le territoire des  W8banakiak[3].  Il y aurait eu, à cette époque, six grandes entités: les Canibas ou les Kennebecs, les Pennacooks, les Passamaquoddies, les Penobscots, les Sokokis et les Arosaguntacooks ou Assagunticooks[4]. À ceux-ci, il faut ajouter les Etchemins, dont le nom évoquerait les plus anciens W8banakiak ayant accès à la vallée du Saint-Laurent.  Au premier contact, leur population aurait été d’environ 26 000 individus[5]. Les ethnologues américains ont eu tendance à les regrouper en confédération, mais globalement on peut convenir qu’il y avait des subdivisions en plus petites ou plus grandes nations et que ces dernières pouvaient englober des groupes frères[6].

MODE DE VIE ET TERRITORIALITÉ ANCESTRALE

Les W8banakiak  considéraient la forêt comme un milieu de vie où l’espace territorial était associé aux cycles des saisons. Cet espace faisait pour ainsi dire corps avec l’environnement naturel, et ce sont les contraintes de ce même environnement qui en déterminaient les limites. Les W8banakiak cultivaient la terre dans des villages semi-sédentaires situés en milieu forestier. Leur agriculture, principalement celle du maïs, imposait de déplacer leur bourgade après une quinzaine d’années.  Ils faisaient également la cueillette de fruits sauvages lorsque la saison et l’environnement s’y prêtaient. Leur espace vital se limitait aussi aux abords des lacs et des rivières où ils avaient un meilleur accès aux ressources fauniques. Historique_Photo2En hiver, des groupes familiaux pouvaient franchir de grandes distances, pour accéder à des territoires de chasse éloignés des bourgades. Évidemment, la présence de ressources fauniques à peu de distance des campements volants était primordiale pour la survie des groupes de chasse familiaux. Il faut comprendre, cependant, que seuls les individus ayant une capacité physique suffisante participaient aux grandes chasses hivernales[7]. Les autres membres des familles qui demeuraient à la bourgade, consommaient le petit gibier des alentours[8] et les réserves issues de l’agriculture saisonnière. Par ailleurs, lorsque les W8banakiak se déplaçaient sur de plus grandes distances, c’était habituellement de façon systématique et vers les mêmes endroits[9] . Somme toute, la survie imposait tout de même des restrictions quant aux allées et venues au cœur des grands bois et des sentiers coutumiers jalonnaient l’espace traditionnel autochtone. Les W8banakiak n’erraient pas dans l’immensité de la forêt à la recherche de nourriture. Leur mode de vie semi-sédentaire impliquait plutôt une relative sédentarité dans des bourgades stationnaires et un nomadisme à travers les espaces saisonniers.

L’espace territorial w8banaki se reflète aussi dans l’organisation de leur société. Comme chez la plupart des Algonkiens de la forêt, il y a des espaces réservés aux petits groupes de chasse familiaux et un espace géographique plus large; celui du regroupement en bande ou en bourgade. Au cumulatif, la bourgade disposait d’un espace forestier beaucoup plus large que le simple groupe de chasse. Cette conscience extensive de l’environnement, à la fois spatiale et sociale, serait à la base de l’idée de nation à l’intérieur même de la société algonkienne[10]. Les limites de l’espace territorial d’une nation étaient établies en fonction de la présence de ressources fauniques suffisantes pour assurer sa survivance, mais aussi en fonction de la capacité de ses membres à occuper ou à défendre le territoire. Il faut comprendre, cependant, que les W8banakiak étant aussi des agriculteurs, c’est la bourgade qui représente le principal lieu d’ancrage de la nation et qu’elle en est le centre[11]. Les territoires de chasse hivernale constituent pour leur part des marges territoriales qui sont des extensions saisonnières de la bourgade. La bourgade est elle-même subdivisée en cabanes qui abritent généralement une famille élargie composée d’environ 16 à 20 personnes[12]. Chez les W8banakiak, l’idée de « petite nation » convient certainement aux regroupements en bourgade de plusieurs familles de chasseurs[13]. D’ailleurs, au 17e siècle, les nombreuses bourgades faisaient partie d’un vaste ensemble socioculturel[14]Historique_Photo3

Les frontières entre les groupes, ou par extension les nations, étaient la plupart du temps délimitées par les bassins versants des principales rivières[15]. D’autre part, il existait aussi des lieux de rassemblement de commerce avec d’autres nations. Ces lieux de « rendez-vous » saisonniers étaient localisés habituellement à un carrefour nautique relativement éloigné[16]. En fait, les réseaux hydrographiques des principales rivières représentaient les voies de communication.

Bien que les W8banakiak pratiquaient une agriculture de subsistance, dans des bourgades relativement permanentes, le nomadisme saisonnier et par extension la prédation demeuraient essentiels à la survie des communautés. Aussi, en considérant qu’une nation pouvait être plus petite ou plus grande, le nombre de bassins versants associés au territoire d’une même nation pouvait varier. Évidemment, la capacité porteuse de l’environnement en matière de ressources fauniques était aussi un facteur déterminant dans la représentation traditionnelle du territoire.

LE NDAKINNA (NOTRE TERRITOIRE) AU QUÉBEC

Dès 1604, avant même la fondation de Québec, l’explorateur Champlain considérait la rivière Chaudière (Kik8tegw) comme une voie d’accès au territoire des W8banakiak (Etchemins) à partir du fleuve Saint-Laurent[17]. Aussi, en 1629, Champlain identifie clairement des W8banakiak localisés au sud de Québec et avec lesquels il est en négociation[18]. D’ailleurs, sur une carte  publiée en 1632, une bourgade d’Abenacquiauoict est localisée dans les terres, près d’un affluent de la rivière Chaudière et au nord de la rivière Kennebec. D’autre part, en 1637 des W8banakiak sont « cabanés » à l’embouchure de la rivière Saint-Maurice, un important lieu de commerce autochtone[19].

Au milieu du 17e siècle, certains groupes sont déjà bien établis sur la rive sud du fleuve Saint Laurent. En effet, en 1653, des W8banakiak qui pour l’heure sont identifiés sur une carte comme les Almouchiquois (Abénakis de l’Est[20]) et les Socoquiois (Sokokis), sont localisés dans la vallée du Saint-Laurent. D’autres sources historiques indiquent qu’en 1669, trois « cabanages » d’hiver sont à six, neuf et douze lieues de l’entrée de la rivière Bécancour (W8linaktegw) située en face de Trois-Rivières[21] . Plus à l’ouest, les W8banakiak  sont  sur le bord de la rivière Saint-François (Alsig8ntegw) depuis au moins 1676[22]Historique_Photo4

Par ailleurs,  dès la fin de la décennie 1640, les W8banakiak sont présents à la mission de Sillery[23] (Mk8mki) près de Québec. Jusqu’en 1683, ils s’y établissent en grand nombre, malgré  les épidémies qui  frappent à répétitions[24]. À cette époque, des Loups (Mahigan) et d’autres Sokokis sont aussi présents dans la vallée du Saint -Laurent[25]. Il s’agit de Nations apparentées que certains documents anciens qualifient de groupes « frères » W8banakiak[26]. En fait, il existe un va-et-vient continuel entre les différentes bourgades de la Nouvelle-Angleterre et celles de la vallée du Saint-Laurent. Pour cause, à partir de 1675, les guerres avec les coloniaux anglo-américains favorisent ces migrations[27]. En 1685, des Loups sont aussi localisés dans les alentours de Chambly, où ils se sont installés pour cultiver la terre[28].

En 1683, une nouvelle mission dédiée aux W8banakiak est créée le long la rivière Chaudière, en face de Québec. Bientôt Sillery sera complètement abandonnée au profit de la mission du Sault de la rivière Chaudière. Cette dernière sera ouverte pendant une quinzaine d’années avant d’être à son tour fermée par les jésuites. En effet, au tournant du 18e siècle, les Français fondent deux nouvelles missions au centre de la vallée du Saint-Laurent. Par un jeu d’alliances avec les W8banakiak, ils renforcent ainsi  leur dispositif  militaire, tout en raffermissant le commerce des fourrures dans la région de Trois-Rivières[29]. Le territoire de la rivière Chaudière n’est cependant pas complètement délaissé par les W8banakiak, d’autant que cette rivière demeure un passage naturel  unissant  les  parties nord et sud du Ndakinna.

Les deux nouvelles missions, celle d’Odanak sur la rivière Saint-François (1700) et celle de  Wôlinak sur la rivière Bécancour (1708), permettent à divers groupes de W8banakiak  de se consolider à l’intérieur de bourgades militaires et de s’affirmer au centre et au sud de la vallée du Saint-Laurent. À cette même époque, les Français favorisent aussi l’installation de W8banakiak à Chambly[30], sur la rive est de la rivière Richelieu (Masesoliantegw). D’ailleurs, un peu plus au sud, des groupes w8banakiak  occupent les parages de la baie de Missisquoi (Masipskwebi) depuis au moins 1680[31]. Au siècle suivant, les Français vont y desservirent périodiquement une mission. En 1738, Missisquoi compte plus de vingt cabanes traditionnelles, ce qui représente environ 400 résidents w8banakiak[32]Historique_Photo5

D’autre part, dès les années 1670, d’autres Autochtones provenant de diverses Nations vont s’installer dans une autre  mission, du côté ouest de la rivière Richelieu, au sud de Montréal (Caughnawaga). Bientôt cette mission va accueillir des Mohawks qui s’y trouvent rapidement en majorité, le site  étant localisé dans les limites du territoire iroquois[33]. La rivière Richelieu devient alors une ligne de partage entre leur territoire et celui des W8banakiak. Au surplus, certaines îles de l’archipel du lac Saint-Pierre, appelé à l’époque « les îles de Richelieu », font  l’objet d’une chasse intensive de la part des W8banakiak. Ces îles sont d’ailleurs considérées comme faisant partie du territoire w8banaki[34]. Encore aujourd’hui, la rivière Richelieu constitue la frontière ouest du territoire ancestral de la Nation W8banaki au Québec.

Ainsi, aux 17e et 18e siècles, en plus des W8banakiak déjà présents dans la vallée du Saint-Laurent, plusieurs groupes en provenance de la partie sud du Ndakinna vont migrer officiellement dans les missions de la vallée du Saint-Laurent[35]. Au milieu du 18e siècle, on comptait  plus  de 700 W8banakiak à Odanak, 300 à Wôlinak, 240 à Sartigan (Beauce) et environ 400 dans la région de Missisquoi[36]. À cela, il faut ajouter plusieurs centaines de W8banakiak provenant de la partie américaine du Ndakinna, qui vont séjourner dans la vallée du Saint-Laurent. Vers 1760,  à l’époque de la prise de possession du Canada par les Britanniques, le territoire des W8banakiak au sud du Québec s’étend alors de la rivière Richelieu à l’ouest, jusqu’aux alentours de Montmagny à l’est[37]. Au siècle suivant, cependant, la colonisation dans les Cantons de l’Est et ailleurs au sud de la vallée du Saint-Laurent aura pour conséquence de restreindre l’accessibilité au territoire de chasse situé entre le fleuve Saint-Laurent et la frontière canado-américaine[38]. Même la création d’une nouvelle réserve à Coleraine  ne suffira pas à assurer la chasse au sud du fleuve. Dans ce contexte, des groupes de chasse familiaux n’auront d’autre choix que de se rabattre au nord du fleuve Saint-Laurent.

LES TERRITOIRES DE CHASSE FAMILIAUX AU NORD DU FLEUVE SAINT-LAURENT

La présence des W8banakiak sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent remonte aussi  loin que dans les années 1640. À cette époque, les W8banakiak de la mission de Sillery ont certainement accès à la forêt sur la rive nord du fleuve. D’ailleurs, au cours des années 1670-80, des alliances matrimoniales se forment entre eux et les Algonkiens de la forêt laurentienne qui fréquentent  la mission de Sillery[39]. Dès 1704, pour justifier leur présence dans les environs du Lac-Saint-Jean, les W8banakiak invoquent que des territoires de chasse situés en Haute-Mauricie leur revenaient du fait de ses alliances[40]. Aussi, pour accéder à ces territoires plus nordiques, les W8banakiak d’Odanak et de Wôlinak vont  emprunter  les rivières de la Mauricie[41].

C’est au 19e siècle, cependant, que les W8banakiak étendent progressivement  leur chasse au nord du fleuve Saint-Laurent et ce principalement dans les régions de Lanaudière  et  de la Mauricie. Des familles de W8banakiak domiciliés se retrouvent alors à nomadiser dans les bassins versants des rivières comme, en autre, la Saint-Maurice[42]. Des petits groupes de chasseurs apparentés pratiquent aussi des activités plus commerciales dans des secteurs beaucoup plus au nord[43]Historique_Photo6

Au tournant du 20e siècle,  les Autochtones font face à une nouvelle forme d’appropriation de la forêt qui tend à éliminer leur chasse au profit des clubs privés de chasse et de pêche. D’ailleurs  certains W8banakiak  vont se retrouver à l’emploi de ces mêmes clubs privés[44], tandis que d’autres, par nécessité, vont travailler dans les chantiers forestiers. Pour ces derniers, l’exploitation industrielle représentait certainement un univers différent en comparaison de l’utilisation traditionnelle des ressources de la forêt. Aussi, à cette même époque, l’économie des W8banakiak se transforme profondément, faisant une place prépondérante au commerce des paniers de frêne dont la fabrication prendra une ampleur sans précédent.

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Aujourd’hui, la Nation W8banaki compte plus de 3 081 membres dont 634 sont issus de la communauté de Wôlinak et 2 447 de la communauté d’Odanak. Aussi, la Nation W8banaki assume avec fierté son héritage culturel et affirme avec diligence son territoire ancestral dans le respect des traditions, mais aussi dans une perspective de développement durable.

Mario Marchand, Historien

Bureau du Ndakinna, Grand Conseil de la Nation Waban-Aki.

Notes et références

[1] Claude Chapdelaine, Images de la préhistoire du Québec, Recherches amérindiennes au Québec, vol. VII, nos 1-2, Montréal, 1978, p. 43-54. Les « Algonkiens » désignent ici les Autochtones nomades et semi-nomades de la forêt, qui font partie d’une même famille linguistique et qui globalement partagent une culture similaire.
[2]Sylvie Savoie, Les Algonquiens et la forêt québécoise vers 1600, Inverness, Projet Wataban, Conseil de Bande des Abénakis de Wôlinak et Université du Québec à Trois-Rivières, avec la collaboration d’Alain Cuerrier, 2004, p.13.
[3][Jésuites], 1658, p.22. Relations des Jésuites, contenant ce qui s’est passé de plus remarquable dans les missions des Pères de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France 1611-1672, 6 vol., Montréal, Éditions du Jour, coll. « Bibliothèque québécoise », 1972.
[4] Joseph-Pierre Anselme Maurault, Histoire des Abénakis: depuis 1605 jusqu’à nos jours.  Imprimé à l’atelier typographique de la « Gazette de Sorel »,  Sorel, 1866, p. 5-8, Maurault parle de 7 grandes tribus abénakises, en y incluant les Etchemins qui étaient de langue abénakise.
[5] Sylvie Savoie, op.cit., p.13.
[6] Par confédération, il faut concevoir un ensemble socioculturel plutôt qu’un regroupement politique comme tel. En effet, Paul-André Sévigny dans, Les Abénaquis, habitat-migration 17e-18e  siècle, Montréal, Bellarmin, 1976, p.87-88,  mentionne : «  Il ne faut pas confondre les zones d’influence, qui sont monnaie courante aux dix-septièmes et dix-huitièmes siècles, avec des concepts modernes de confédérations, qu’elles soient politiques ou religieuses. La mentalité algide se prête très mal à de tels systèmes unificateurs et seul l’œil européen peut en percevoir l’application ».
[7] Maurault (1845), Mission du Saint-Maurice, p. 131-132.  F. Andrieux., J.S.M. Dumoulin,  P. M. Maurault  et E. Payment. Mission du Saint-Maurice. Rapports sur les missions du diocèse de Québec, 1839-49, 1851-63.
[8] Sylvie Savoie,  op.cit. , p.102. La chasse au petit gibier se pratiquait également chemin  faisant, lors  des expéditions éloignées et à proximité des campements saisonniers.
[9] Joseph-François Lafitau, Mœurs des sauvages amériquains comparées aux mœurs des premiers temps, 2 vol., Paris, Maspéro, 1983, vol 2,  p. 52-53.
[10] Mario Marchand « La représentation sociale de l’espace traditionnel des autochtones par rapport à celle du territoire des allochtones : l’exemple de la forêt mauricienne, 1534-1934 ». Cahiers de géographie du Québec Vol. 56, No 159, décembre 2012, p. 567-582.
[11] Joël Bonnemaison, ,  La géographie culturelle, Cours de l’université, Paris IV-Sorbonne, 1994-1997, Paris, Éditions du C. T. H. S., 2000, p. 27.
[12] Marcel Trudel,  Le Régime militaire dans le gouvernement des Trois-Rivières 1760-1764, Édition du Bien Public, Trois-Rivières, 1952. p.20-23. Paul-André Sévigny, op.cit. , p.55 et Marc Laberge, Affiquets, matachias et vermillon. Ethnographie illustrée des Algonquiens du nord-est de l’Amérique aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, Montréal, Recherches amérindiennes au Québec, coll. « Signes des Amériques », 1998, p.131-139.
[13] [Jésuites], op.cit. 1611. p. 1-16 et 1647, p. 53.
[14] Ibid. , 1658, p.22.
[15] Ibid. , 1611. p. 1-16.
[16] Olive Patricia Dickason,  Les premières nations du Canada, Depuis les temps les plus lointains jusqu’à nos jours, Sillery (Québec), Septentrion, 1996 72-73 et Roland Chamberland,  op.cit.  p. 153-204.
[17] Samuel de Champlain, Des Sauvages, présenté par Alain Beaulieu et Réal Ouellet, Montréal, Éditions Typo, 1993, p .101, note 4 et Sylvie Savoie et Jean Tanguay op.cit., p. 30.
[18] Paul-André Sévigny, op.cit. , p 64.
[19] Sylvie Savoie et Jean Tanguay, op.cit., p. 30-35.
[20] Olive Patricia Dickason, op.cit. , p.107.
[21] Raymond Douville, Visages du vieux Trois-Rivières, Tome 1, Beauport (Québec), Éditions de La Liberté, 1988. p. 24-25, et  Jan Grabowski, « Le « petit commerce » entre les Trifluviens et les Amérindiens en 1665-1667 », RAQ, vol. 28, no 1, 1998, p. 111.
[22] Maxime Boily, « Les terres amérindiennes dans le régime seigneurial : les modèles fonciers des missions sédentaires de la Nouvelle-France » Université Laval, Québec, 2006, p. 191.
[23] Sylvie Savoie et Jean Tanguay, op.cit., p. 32.
[24] Maxime Boily, op.cit., p. 46. Entre 1637 et  1689,  il y aurait eu près de 1500 décès d’Autochtones à la mission de Sillery.
[25] Ibid., p 178.
[26] Ibid., p.179.
[27] Ibid., p. 121 et Maxime Boily, op.cit. , p. 181.
[28] Paul-André Sévigny, op.cit. , p. 112.
[29] Ibid.,  p. 166.
[30] Ibid.
[31] Ibid., p. 161-162.
[32] Thomas-M. Charland,  op.cit. , p.70-73.
[33] Maxime Boily, p. 90-91.
[34] Antoine-François Prévost, Histoire générale des voyages ou nouvelle collection de toutes les Relations de voyages…, Livre III, tome 28, Amsterdam, 1774, p, 448-449. Certaines îles de l’archipel du lac Saint-Pierre sont considérées comme faisant partie du territoire des Abénakis.
[35] Thomas-M Charland, op.cit. , p.11-42, et Lucie Gill, « La nation abénakise et la question territoriale », Recherches amérindiennes au Québec, vol. XXXIII, no 2, 2003, p.71-74.
[36]  Mario Marchand, Le Ndakinna de la Nation W8banaki au Québec, Document synthèse relatif aux limites territoriales, Rapport de recherche historique, Bureau du Ndakinna, Grand Conseil de la Nation Waban-Aki, Wôlinak, Avril 2015.
[37] Honorius Provost,  Les Abénaquis du Canada et le pouvoir civil, Texte de conférence, La société historique de Québec,  No 8, 1985, p.12.
[38] Gwen Barry, « La « piste Bécancour »: des campements abénaquis dans l’arrière-pays », Recherches amérindiennes, au Québec, vol xxx111,  no 2, 2003, p 93-100.
[39] Sylvie Savoie et Jean Tanguay, op.cit. , p. 29-43.
[40] Ibid.
[41] Ibid., p. 36-38.
[42] Maurault (1845), Mission du Saint-Maurice, op.cit. , p. 131-132.
[43] Frederick Lenox Ingall, « Journal d’une expédition nommée pour explorer l’étendue de Pays située entre la rivière Saint-Maurice et la rivière Au Lièvre » (1829), appendice S, dans Rapport des Commissaires nommés en vertu de l’Acte de la 9e. Geo. IV, chap. 29, pour explorer cette partie de la province qui se trouve entre les rivières Saint-Maurice & Ottawa, et qui est encore demeurée déserte et sans culture, Québec, imprimé par Neilson & Cowan, 1830,  f° 50 et 69.
[44] Alice Nash et Réjean Obomsawin, « Théophile Panadis (1889-1966), un guide abénaquis », Recherches amérindiennes au Québec, vol. XXXIII, no. 2, 2003, p. 77. 6.