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LA CCUNESCO RECRUTE DE NOUVEAUX MEMBRES POUR SON GROUPE CONSULTATIF JEUNESSE

La Commission canadienne pour l’UNESCO (CCUNESCO) a des places à combler au sein de son Groupe consultatif jeunesse (GCJ). Ils sont à la recherche de personnes avec des expertises variées. Vous en trouverez la liste dans le formulaire de candidature.

Si vous avez entre 18 et 30 ans et que vous partagez la vision et la mission de l’UNESCO, nous vous invitons à soumettre votre candidature dès maintenant!

Les membres du GCJ jouent un rôle clé pour assurer l’engagement des jeunes dans la mise en œuvre des priorités et programmes de l’UNESCO au Canada. Nous vous invitons à consulter le document en annexe du formulaire d’application pour en savoir plus sur comment les membres du GCJ peuvent contribuer à nos travaux.

Si vous êtes intéressé(e), veuillez soumettre votre formulaire de candidature et votre CV au plus tard le 7 avril 2019 à [email protected].

INSCRIPTION | FORUM « REFORMONS LE CERCLE »

Suite au succès de l’année dernière, le forum est de retour pour une deuxième année consécutive.

INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT! 

Une expérience saisissante pour sensibiliser les jeunes à la violence amoureuse

Dominique Bélanger, la coordonnatrice du projet au Conseil des Abénakis de Wôlinak. Photo : Sébastien Lacroix

Près de 500 jeunes sont passés par «les couloirs de la violence amoureuse» au cours des derniers jour à l’institut Kiuna. Un labyrinthe interactif où ont circulé les élèves de 4e et 5e secondaire pour être sensibilisés aux différentes étapes qui mènent à la violence amoureuse.

Une expérience immersive saisissante, qui se déroule dans un univers multimédia et qui a pour but de leur faire prendre conscience des signes précurseurs. En place du 4 au 21 février, l’activité a accueilli les étudiants des trois écoles secondaires de la Riveraine, du CNDA et quelques groupes communautaires.

En tout, ce sont 16 tableaux qui sont présentés aux jeunes. On traite d’abord des débuts idylliques d’une relation qui s’envenime rapidement par la manipulation et qui va en escalade jusqu’aux menaces et aux voies de fait.

Le tout se termine en présence de deux vrais policiers qui sont sur place pour discuter avec les jeunes. Un premier qui fait une simulation d’une vraie arrestation et un second qui le fait comparaître devant un juge qui prononcera sa sentence.

Les jeunes discuteront ensuite de l’impact de la sentence, mais également sur la vie de la victime et de la réputation de l’agresseur qui sont par la suite à rebâtir.

Une fois que les jeunes ont passé par les couloirs, il y a un court bilan qui est fait pour ne pas les laisser partir comme ça. Une période au cours de laquelle on fait un retour sur la visite et on y présente du vidéo «24 heures texto».

Un suivi se fait aussi dans les écoles avec les intervenants. Dans certains cas, des dénonciations sont enregistrées à la police par la suite. Ça d’ailleurs été le cas d’au moins une jeune fille qui a enregistré une plainte après être passé par l’activité présentée à Odanak, a-t-on pu apprendre sur place.

Les «couloirs de la violence amoureuse» font en tout 35 pieds par 24 pieds. On y trouve des décors qui présentent la réalité des jeunes. Que ce soit la chambre de la jeune fille, sa garde-robe, son journal intime, des casiers, ou encore différents objets tel que des miroirs déformants, des téléphones, des stroboscopes, et des téléviseurs où sont projetées des mises en situation.

Le projet a été implanté en 2008 au Lac Saint-Jean et il se promène un peu partout au Québec depuis ce temps-là. Sa venue dans la région a été financée par le Conseil des Abénakis de Wôlinak et d’Odanak, la Riveraine et le député Louis Plamondon.

«Il y en a que ça les pognes vraiment, ça les déstabilise. D’autres qui trouvent ça plus comique, mais qui rient jaune. En général, ils sortent de là en étant bien au fait de ce qu’est la violence. Il y en a souvent qui vont nous dire, “je connais ça”, “j’ai vécu ça” ou “J’ai été agresseur un moment donné et je me rends compte que ce n’était pas correct ce que je faisais”. D’autres nous ont dit “on vit ça à la maison. Ce sont nos parents qui font ça”.», raconte Dominique Bélanger, la coordonnatrice du projet au Conseil des Abénakis de Wôlinak, qui a fait venir les Couloirs dans la région. Je considère que c’est un succès, autant pour les jeunes que pour les enseignants qui les accompagnent qui seront plus à l’affût de voir si un étudiant va moins bien.»

Source: Le Courrier Sud

 

MME MONIQUE NOLETT-ILLE REÇOIT LA CROIX DU SERVICE MÉRITOIRE

Une résidente d’Odanak, Monique Nolett-Ille, sera décorée jeudi par la Gouverneure générale du Canada, la très honorable Julie Payette. Elle recevra la Croix du service méritoire (division civile) pour son engagement à promouvoir et à protéger l’héritage culturel de son peuple, la Nation abénakise.

En effet, en tant que professeure et consultante en langue abénakise, Monique Nolett-Ille a sensibilisé la communauté d’Odanak à réapprendre sa langue maternelle, alors en voie d’extinction.

En participant à la formation d’une nouvelle génération d’enseignants et en leur transmettant sa passion de la langue, elle a encouragé toute une communauté à préserver ses liens avec le passé.

Rappelons que la Croix du service méritoire (division civile) reconnaît les contributions remarquables de citoyens canadiens dans différents domaines d’activité, des initiatives de défense des intérêts aux soins de santé, en passant par la recherche et les efforts humanitaires.

Ces contributions méritoires sont souvent novatrices. Elles sont un exemple à suivre et améliorent la qualité de vie d’une communauté.

 

Source: Le Courrier Sud

L’édition hivernale du W8banaki Pilaskw est en ligne!

Vous pouvez désormais consulter la dernière édition du journal W8banaki Pilaskw en ligne en CLIQUANT ICI.

 

Bonne lecture!

Levée du moratoire sur la perchaude: les Abénakis disent non, mais…

Une article de BRIGITTE TRAHAN, paru dans Le Nouvelliste – 30 janvier 2019

© Archives – Le Nouvelliste

Le Conseil des Abénakis d’Odanak dit non à la levée du moratoire sur la perchaude que demande l’Association des pêcheurs du lac Saint-Pierre. Il estime toutefois qu’une étude sur l’impact réel des cormorans à aigrette sur la ressource représenterait une donnée fort intéressante à explorer dans ce dossier.

Rappelons que l’Association des pêcheurs a fait parvenir aux municipalités riveraines du lac Saint-Pierre de même qu’au Conseil des Abénakis d’Odanak, il y a quelques semaines, une demande d’appui par résolution visant à réclamer au gouvernement du Québec la levée du moratoire sur la pêche à la perchaude. Cette demande est assortie d’une étude réalisée par un biologiste à la retraite de Nicolet, Raymond Faucher, qui contredit complètement les études réalisées par un groupe de scientifiques dirigés par le professeur Pierre Magnan de l’UQTR, une sommité en matière d’écosystèmes aquatiques en eau douce.

Les municipalités riveraines ont commencé à répondre à cette requête et il appert que les opinions sont présentement partagées parmi les élus. Certaines municipalités préfèrent suivre les recommandations officielles du Comité aviseur scientifique, comme c’est le cas de Trois-Rivières et Nicolet. Bécancour est en analyse, ne se sentant pas en mesure de trancher dans ce qu’elle considère comme un débat d’experts et Louiseville a dit oui étant donné l’impact dévastateur du moratoire sur son économie de tourisme de plein air.

Les Abénakis d’Odanak, de Wôlinak de même que le Grand conseil de la nation Waban-Aki ont demandé à leurs biologistes respectifs de lire le rapport Faucher. Dans les trois cas, les biologistes ont indépendamment recommandé de ne pas demander la levée du moratoire et préfèrent s’en tenir aux conclusions du comité scientifique mené par le professeur Magnan, indique le directeur général du Conseil des Abénakis d’Odanak, Daniel G. Nolett. « Les trois sont arrivés à la même conclusion », dit-il.

« Même si les chiffres datent, on veut prendre l’approche de la prudence », explique-t-il.

Les Abénakis sont toutefois sensibles à certaines conclusions qui se trouvent dans le rapport Faucher, en particulier la question des cormorans à aigrette qui, selon le rapport Faucher, représenteraient « le principal vecteur du déclin et de la rupture du stock de la perchaude » au lac Saint-Pierre. Ce rapport indique que le cormoran à aigrette a consommé à lui seul 30 % et 50 % du recrutement du stock au lac Saint-Pierre.»

« On ne dit pas non pour dire non », assure M. Nolett. « On est sensible à certains des arguments de M. Faucher. » Le directeur général croit qu’il y a peu de documentation concernant l’effet des cormorans sur les jeunes perchaudes.

« La Nation souhaiterait être partenaire », dit-il, si le ministère ou un autre porteur de ballon veut pousser la recherche à ce sujet. Les Abénakis, qui font déjà de nombreux travaux en matière de protection de l’environnement, sont prêts à «l’assister dans un projet de recherche. »

M. Nolett précise toutefois que la situation actuelle de la perchaude découle d’une combinaison de plusieurs facteurs, dont la dégradation de l’environnement. «Ce n’est pas juste un élément. C’est le cumul de différents facteurs», dit-il.

Le Conseil d’Odanak attend la résolution du Conseil de Wôlinak afin « qu’une lettre soit envoyée par le bureau de Suzie O’Bomsawin du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki aux autorités pour faire part de la décision et de la volonté d’explorer les autres points », dit-il.

Rappelons qu’un deuxième moratoire de 5 ans sur la pêche à la perchaude au lac Saint-Pierre a été imposé en 2017 afin de protéger cette ressource qui vit un important déclin. Les pêches sportive et commerciale s’en trouvent toutes deux très affectées.

Dans une entrevue accordée au Nouvelliste en décembre dernier, le professeur Pierre Magnan avait expliqué que la pression exercée par les cormorans ne peut expliquer à elle seule l’absence des jeunes perchaudes qui devraient poursuivre la reproduction. Selon lui, l’écosystème du lac Saint-Pierre est présentement tellement dégradé que les larves de perchaudes ne survivent pas à l’hiver. « Elles n’atteignent pas la taille limite pour pouvoir vivre de leurs réserves », avait-il expliqué. Rappelons que la culture intensive sur les rives du lac Saint-Pierre est un des facteurs pointés du doigt par les scientifiques pour expliquer cette situation.

En mars 2018, le gouvernement du Québec avait annoncé l’injection de 14 millions $ afin de restaurer les habitats fauniques et de rechercher des pratiques agricoles durables. En juillet, Québec créait également le Pôle d’expertise multidisciplinaire en gestion durable du littoral du lac Saint-Pierre en collaboration avec l’UQTR, l’Université McGill et l’Université Laval. Son mandat consiste à développer des pratiques agricoles durables sur les rives du lac Saint-Pierre.

Les Abénakis d’Odanak, pour leur part, ont déjà réalisé avec succès, depuis 2014, plusieurs aménagements fauniques qui ont favorisé la perchaude.

Source: https://www.lenouvelliste.ca/actualites/levee-du-moratoire-sur-la-perchaude-les-abenakis-disent-non-mais-77dc82b6cf6ce058e62aa72c75de2845

COMMUNIQUÉS ET AVIS

CONSULTATION SUR L’AVENIR MINIER : LE COMITÉ DE CITOYENS DÉPOSE SES RECOMMANDATIONS À LA MRC DES SOURCES

Le comité de citoyens de la MRC des Sources a dévoilé aujourd’hui ses recommandations visant à déterminer des zones d’exclusion minière et les conditions d’encadrement des activités à caractère minier, incluant la valorisation des haldes de l’ancienne mine Jeffrey. Par ces recommandations, le comité a cherché à favoriser un milieu de vie dynamique et résilient, un climat social harmonieux et la vitalité économique de la région.

Recommandations des citoyens

Pour émettre ses recommandations, le comité formé de neuf citoyennes et citoyens s’est basé sur une vision d’une société durable et résiliente, et les objectifs de l’Agenda 21 de la MRC.

Parmi les faits saillants, le comité de citoyens accorde à la MRC un rôle de catalyseur et d’initiateur d’un processus concerté pour établir une synergie entre les acteurs du milieu communautaire économique et institutionnel autour d’une vision commune. Le comité lui recommande de créer un processus d’accueil pour étudier et orienter tout nouveau projet à caractère minier à s’harmoniser avec la vision de développement de la MRC. Ce processus inclut l’établissement d’un comité de citoyens permanent pour servir de lieu de réflexion pour poser des questions et réaliser des recherches pertinentes pour évaluer l’acceptabilité sociale des projets potentiels.

L’accès à l’eau potable est une préoccupation importante pour les membres du comité et ils suggèrent des stratégies pour demander un maximum de protection des aires d’approvisionnement en eau potable, non seulement en milieu urbain, mais également en milieu rural.

La protection de l’activité agricole est également une priorité pour le comité, car elle est une partie intégrante de l’identité et de l’économie régionale.

Une autre recommandation du comité de citoyens est d’entamer le processus de demande de statut de conservation de zones riches en biodiversité afin de pouvoir éventuellement les faire reconnaître comme territoire incompatible avec l’activité minière.

Par ailleurs, les citoyens préconisent le développement d’activités de valorisation des haldes minières plutôt que le développement de nouvelles mines étant donné que les infrastructures sont déjà en place et que les ressources minérales sont sorties de terre. Le comité de citoyens perçoit l’exploitation des haldes comme étant respectueuse du développement durable, si elle est assujettie à des conditions claires et un encadrement rigoureux. Selon un citoyen, « il est important qu’on apprenne des erreurs du passé, c’est-à-dire qu’on prenne notre temps et qu’on fasse toutes les analyses nécessaires ». Parmi les conditions, le comité préconise aussi que tout comité de suivi puisse posséder des ressources financières et une autonomie suffisante pour commander des études indépendantes.

Les recommandations seront disponibles au cours des prochains jours sur le site du GRAPPC : www.cegepmontpetit.ca/GRAPPC et de la MRC des Sources : http://www.mrcdessources.com/.

Un processus par consensus informé

Notons que les membres du comité ont été recrutés via un appel public à volontaires et sélectionnés selon des caractéristiques sociodémographiques, géographiques ainsi que leurs disponibilités. Les participants du comité sont Jocelyne Bergeron-Pinard (Saint-George-de-Windsor), John Eggena (Saint-Adrien), Nicole Goudreau (Asbestos), Roger Gratton (Wotton), Timon Janzing-Bachelet (Ham-Sud), Lyne Lamontagne (Saint-Camille), Jocelyn Létourneau (Danville), Caroll McDuff (Danville), Nicolas Soumis (Saint-Camille).

Le comité d’aménagement de la MRC des Sources souhaitait recevoir les recommandations des citoyens concernant l’avenir minier souhaité pour la région, incluant la valorisation des haldes minières et les critères pour la désignation de territoires incompatibles. Suivant la méthode de la consultation par consensus informé, les citoyens ont participé à trois journées d’autoformation et d’échanges, à la suite desquelles ils ont pu poser des questions à des experts et personnes-ressources, en plus de s’informer de manière individuelle. Lors d’un forum public tenu le 9 juin 2108, ces experts ont été à leur tour invités à présenter leur point de vue et à échanger sur ces questions avec les membres du comité, des élus municipaux et des citoyens de la MRC.

Le comité de pilotage

Ce projet est issu d’une collaboration de deux institutions collégiales et des chercheurs universitaires. Le Groupe de recherche appliquée sur les processus participatifs et collaboratifs (GRAPPC) du cégep Édouard-Montpetit dirige le projet, alors que l’animation des rencontres est assurée par le Centre d’étude en responsabilité sociale et écocitoyenneté (CÉRSÉ). Des professeurs de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, de l’Université du Québec à Chicoutimi et de l’Université de Montréal participent au projet en partenariat avec la Fédération des municipalités du Québec. Ce projet est rendu possible grâce au soutien financier du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

DOCUMENT FINAL: Recommandations issues de la consultation par consensus informé par le comité de citoyens

Les Abénakis et la MRC des Sources s’unissent pour mieux faire rayonner le Mont-Ham

La MRC des Sources et le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki (GCNWA) tenaient le public en haleine depuis la tenue d’une mystérieuse annonce de partenariat faite le 30 octobre dernier au Parc régional du Mont-Ham. Près de huit mois plus tard, les deux organisations ont à nouveau convié invités et médias au même endroit pour mettre fin au suspense en dévoilant leurs nouveaux projets et la toute nouvelle image du Parc régional du Mont-Ham.

C’est dans un souci de mise en commun de leurs ressources, et grâce à une contribution non remboursable de 146 850 $ accordée par Développement économique Canada pour les régions du Québec (DEC) en vertu du l’Initiative canadienne de diversification économique des collectivités tributaires du chrysotile et à une subvention du Secrétariat aux affaires autochtones, que le GCNWA et la MRC des Sources ont décidé d’élaborer et de concrétiser un projet porteur pour leurs deux communautés.

Cette collaboration se traduit principalement sous la forme de quatre volets: la création d’un espace multifonctionnel d’interprétation de la présence abénakise sur le territoire; le développement d’un secteur d’hébergement d’inspiration autochtone; la création d’un parcours de découverte en montagne à l’aide de panneaux d’interprétation; et l’élaboration d’outils éducatifs pour les visiteurs.

Cette entente de partenariat a permis l’émergence de ce projet majeur au Parc régional, bonifiant ainsi le caractère actuel du lieu touristique tout en lui donnant une couleur autochtone. Sur place, il est déjà possible de constater plusieurs améliorations d’infrastructures aux accents abénakis. Cette mise en valeur culturelle se distingue entre autres par une nouvelle annexe –l’Espace Abénakis– que les visiteurs pourront venir découvrir dès maintenant. On la retrouve également dans chaque action de promotion grâce à la nouvelle image du Parc régional inspirée de l’étymologie du nom « waban-aki » (ou « abénakis »), qui signifie « Peuple du soleil levant ».

« Je suis très heureux d’annoncer qu’un nouveau jour vient de se lever sur le Parc régional du Mont-Ham. Dans les derniers mois, la MRC des Sources et le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki ont réalisé des actions concrètes visant à bonifier l’offre actuelle du Parc régional. Cette offre abénakise est sans conteste une valeur ajoutée à l’ensemble de l’offre touristique de la MRC des Sources et même des Cantons-de-l’Est », affirme M. Hugues Grimard, préfet de la MRC des Sources et maire de la Ville d’Asbestos.

M. Daniel G. Nolett, directeur général du Conseil des Abénakis d’Odanak

M. Denys Bernard, directeur général du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki

Pour M. Daniel G. Nolett, directeur général du Conseil des Abénakis d’Odanak, ce partenariat est une opportunité que la nation abénakise ne pouvait refuser. « C’est un honneur pour les Abénakis de prendre part à un projet représentant fièrement leur Nation. D’autant plus que cette touche traditionnelle rend l’offre touristique unique. » Dave Bernard, directeur général du Conseil des Abénakis de Wôlinak, est tout aussi enthousiaste. « Cette collaboration a déjà des retombées positives pour le développement économique de la Nation. Maintenant que le projet est dévoilé, nous sommes très enthousiastes à l’idée de voir jusqu’où nous mènera ce partenariat. »

L’honorable Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique et responsable de DEC, a souligné sa satisfaction de voir le gouvernement du Canada participer au projet. « Nous sommes déterminés à travailler de près avec tous les ordres de gouvernement – y compris ceux représentants les peuples autochtones. C’est avec fierté que le gouvernement du Canada s’est associé à ce projet d’envergure régionale, dont le succès rejaillira sur l’ensemble de l’économie de la région, mais aussi l’économie canadienne dans son ensemble.  »

Le tout nouvel « Espace Abénakis »

L’honorable Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, se réjouit également de cette annonce. « En alliant la richesse de la culture abénakise à la beauté naturelle du Parc régional du Mont-Ham, le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki et la MRC des Sources démontrent à la fois leur dynamisme, mais aussi la valeur du travail en partenariat pour valoriser la région et ainsi favoriser son développement touristique et économique. »

Un aperçu du futur sentier Waban-Aki aménagé.

En terminant, comme le dit le slogan du Parc régional du Mont-Ham, tous ceux et celles qui désirent constater le fruit de ce nouveau partenariat sont invités à « monter pour voir | Spig8dawa wji namiha »!

Une année record pour la 7e édition du cocktail-bénéfice du Musée des Abénakis!

Plus de 125 amis et partenaires du Musée des Abénakis se sont réunis le 22 mars dernier pour participer à la septième édition de son cocktail-bénéfice annuel. Grâce à la présence des convives ainsi qu’à la généreuse contribution de 30 commanditaires, le Musée des Abénakis est très heureux d’annoncer qu’il a amassé la somme de 33 500 $ (24 000$ de profit net) qui permettra de contribuer à ses missions éducatives et culturelles. Il s’agit du plus gros montant amassé par le Musée des Abénakis lors d’une activité- bénéfice.

À nouveau cette année, les participants de la soirée ont pu découvrir la richesse artistique et culinaire des Premières Nations et se sont plongés dans la culture contemporaine des Abénakis. Pour une septième année, la découverte culinaire de la soirée a été confiée au chef Steve Bissonette du restaurant La Sagamité, de Wendake. Les invités ont pu découvrir des hors-d’oeuvre peu communs tels qu‘un carpaccio de bison fumé sur taro, un tartare de cerf au paprika fumé et un magret de canard fumé au physalis, pour ne nommer que ces trois bouchées! Ils ont également eu l’occasion d’échanger entre eux au rythme de la musique électro de Geronimo Inutiq, un DJ inuk, qui a su égayer, pour la seconde année consécutive, la soirée.

Notre célèbre encan silencieux était également de retour – et sa réputation n’est plus à faire! En effet, les 14 pièces d’artistes et artisans autochtones et allochtones proposées ont ravi l’ensemble des invités ; c’est plus de 6 000$ qui ont été amassés grâce à la vente d’œuvres ! En fin de soirée, des tirages ont permis à 13 personnes chanceuses de remporter de magnifiques prix, dont un voyage à Essipit comprenant deux nuitées en condo ainsi qu’une croisière aux baleines, un souper 5 services au restaurant La Sagamité pour deux personnes, une nuitée à l’hôtel Montfort de Nicolet avec accès au spa nordique, deux nuitées en chalet EXP dans l’un des parcs nationaux de la SÉPAQ ainsi qu’un casque d’écoute Bose.

Le Musée des Abénakis tient à remercier chaleureusement tous ses partenaires – plus particulièrement ses commanditaires majeurs BLG, Desjardins caisse de Nicolet, RBC, Conseil des Abénakis de Wôlinak et la SAQ – ainsi que ses convives, sans qui cet événement n’aurait pas connu un aussi grand succès!

Le Musée des Abénakis est subventionné par le ministère de la Culture et des Communications et le Conseil des Abénakis d’Odanak.

PRESSE

Un jardin en l’honneur des Abénakis

Saviez-vous que bien avant sa fondation, les terres qui constituent la municipalité de Richelieu faisaient partie du territoire traditionnel des Abénakis? Dans le cadre des célébrations de son 150e anniversaire, la Ville de Richelieu a tenu à souligner cette présence en inaugurant son Jardin des Abénakis, en présence de monsieur Jacques T. Watso, membre du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki, à la halte routière de Richelieu, le 6 octobre dernier.

Le commerce et la pêche

L’emplacement de ce nouvel aménagement a été choisi afin de souligner l’importance de la rivière Richelieu pour les Abénakis, qui vivaient de ce côté-ci du cours d’eau. Cette situation leur permettait de traverser pour commercer aux forts Chambly et Saint-Jean ainsi qu’avec les nations autochtones situées à l’ouest du Richelieu. Le lieu est reconnu comme site de rassemblement pour les Abénakis, pour la pêche et la chasse à la sauvagine.

Des plantes comestibles

En plus d’un panneau d’interprétation, le Jardin des Abénakis consiste en un ensemble de plantes et de fleurs utilisées pour l’alimentation et l’herboristerie issues des connaissances des Premières Nations. Leur choix, ainsi que la rédaction des textes historiques, ont été réalisés en consultation avec le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki et le Musée des Abénakis.

Pour le maire de Richelieu, monsieur Jacques Ladouceur, il s’agissait d’une démarche essentielle. « Je suis très fier de cette collaboration. Il était impensable pour nous de faire ce projet sans consulter la Nation Waban-Aki. C’est de toute façon toujours comme ça que nous travaillons. Nous l’avions aussi fait avec les organismes en début d’année de même qu’en recevant les citoyens lors d’une causerie, en mars dernier. »

3e phase du circuit patrimonial

Conçu dans le cadre du 150e anniversaire de Richelieu, le Jardin des Abénakis sera aussi intégré à la 3e phase du circuit patrimonial de Richelieu, sous la thématique « Le milieu des affaires ». Les 8 autres panneaux à venir seront dévoilés lors d’un événement, le 13 décembre prochain.

Source : http://www.chamblymatin.com/environnement/environnement/un-jardin-en-l-honneur-des-abenakis.html

Par |octobre 15th, 2018|Catégories: Actualités, Presse|Commentaires fermés sur Un jardin en l’honneur des Abénakis

LA NATION W8BANAKI EN ESTRIE: UN HÉRITAGE MILLÉNAIRE ET UNE COHABITATION HARMONIEUSE

« Malgré les changements ayant survenus depuis son établissement, la Nation W8banaki perpétue son mode de vie distinct et protège son riche patrimoine archéologique et culturel. Toutefois, sur un territoire appartenant majoritairement à des propriétaires privées, un enjeu demeure : comment faire pour respecter les volontés de chacune des parties prenantes? »

Un article de l’équipe du Bureau du Ndakinna du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki paru dans la dernière édition du magazine « Progrès Forestier »

CLIQUEZ ICI pour lire l’article en entier.

Par |août 20th, 2018|Catégories: Actualités, Presse|Commentaires fermés sur LA NATION W8BANAKI EN ESTRIE: UN HÉRITAGE MILLÉNAIRE ET UNE COHABITATION HARMONIEUSE

L’INSTITUTION KIUNA INAUGURE SON NOUVEAU SITE WEB

L’Institution Kiuna est fière de vous annoncer la mise en ligne de son nouveau site web officiel bilingue.

Cette interface permettra à tout internaute, autochtone ou allochtone, d’en apprendre plus sur le projet éducationnel de Kiuna ainsi que sur sa mission, son équipe, ses services, ses programmes et ses diplômés, entre autres.

Vous pouvez accéder au nouveau site web, dès maintenant, via le lien ci-dessous : www.kiuna-college.com

Par |juillet 9th, 2018|Catégories: Actualités, Presse|Commentaires fermés sur L’INSTITUTION KIUNA INAUGURE SON NOUVEAU SITE WEB

Une piscine intérieure est maintenant accessible au Gym Formule Fitness de Wôlinak

Ce vendredi après-midi, le Conseil des Abénakis de Wôlinak inaugure officiellement l’agrandissement du Gym Formule Fitness au sein duquel on retrouve désormais une piscine intérieure chauffée ainsi qu’un spa de nage. Cette infrastructure a pu voir le jour grâce, entre autres, aux subventions accordées par le Secrétariat aux affaires autochtones (SAA) et Développement économique Canada pour les régions du Québec (DEC).

Les travaux d’agrandissement du Gym Formule Fitness afin d’accueillir les nouvelles installations, au coût de de 434 000$, ont débuté au août 2017. Grâce à ces travaux, les gens peuvent désormais se baigner dans une toute nouvelle piscine intérieure chauffée et tester leur performance de nageur dans un spa de nage à contre-courant.

La réalisation de ces travaux n’aurait pas pu être possible sans la collaboration financière du Secrétariat aux affaires autochtones. « Dans toute communauté, il est important d’offrir des endroits récréatifs agréables pour favoriser le sport et les loisirs afin de promouvoir des saines habitudes de vie » souligne M. Geoffrey Kelley, ministre responsable des Affaires autochtones. « Par le Fonds d’initiatives autochtones III, notre gouvernement est particulièrement fier d’appuyer ce projet puisque cette piscine viendra concrètement améliorer la qualité de vie des Abénakis et des résidents des environs tout en contribuant au renforcement du tissu social de la région. D’ailleurs, l’idée de ce projet a été développée au sein de la communauté de Wôlinak alors je tiens à féliciter tous ceux qui y ont pris part, de sa conception à sa réalisation. »

Le conseil de bande a également pu compter sur une contribution non remboursable de 175 000$ dans le cadre du Programme d’infrastructure communautaire de Canada 150 (PIC150). « Cet investissement s’inscrit dans un projet de construction communautaire visant à célébrer le 150e anniversaire du Canada. Il n’y a pas de meilleure façon de marquer ce jalon que de célébrer les lieux qui nous rassemblent, les endroits qui nous permettent de garder la forme, de nous détendre et d’établir des liens avec nos amis et nos voisins », a tenu à souligner le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique et ministre responsable de DEC, l’honorable Navdeep Bains.

« Par l’intermédiaire du Programme d’infrastructure communautaire de Canada 150, nous renforçons nos collectivités dans tout le pays afin qu’elles soient encore mieux outillées et plus dynamiques. Je suis heureux que les membres de la communauté de Wôlinak et les citoyens des municipalités avoisinantes puissent profiter de l’agrandissement et de l’amélioration du Gym Formule Fitness par l’ajout d’importantes installations sportives, telle qu’une piscine intérieure, qui auront notamment un impact positif sur leur qualité de vie », a mentionné le député Saint-Maurice — Champlain et ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne.

« Nous sommes fiers d’offrir un tel équipement sportif aux membres de notre communauté, alors que ce genre d’installation est rare dans notre région. La nouvelle piscine intérieure et le spa de nage s’inscrivent parfaitement dans notre objectif qui est de développer les saines habitudes de vie au sein de la communauté. Ces nouvelles installations offriront également une occasion à tous les sportifs et familles des villes et villages avoisinantes de se réunir afin de faire de l’activité physique », déclare le directeur général du Conseil des Abénakis de Wôlinak, monsieur Dave Bernard.

Le chantier étant officiellement terminé, l’heure est maintenant à la découverte. La piscine ainsi que le spa de nage sont accessibles dès maintenant au Gym Formule Fitness situé au 4790 rue Mikowa, à Wôlinak. Pour connaître l’horaire complet du centre de conditionnement physique, consultez leur site web au www.formulefitness.com ou encore rendez-vous sur leur page Facebook. C’est avec une immense fierté que le Conseil des Abénakis de Wôlinak invite tous ceux et celles qui le désirent, du simple curieux au plus grand amateur de sports aquatiques,  à venir essayer leurs toutes nouvelles installations.

Par |mars 23rd, 2018|Catégories: Actualités, Presse|Commentaires fermés sur Une piscine intérieure est maintenant accessible au Gym Formule Fitness de Wôlinak

Faire rayonner la Nation Waban-Aki par Le Nouvelliste

Faire rayonner la Nation Waban-Aki

BRIGITTE TRAHAN – Le Nouvelliste

Crédit photo: Brigitte Trahan – Le Nouvelliste

Elle est directrice du bureau du Ndakinna du Grand conseil de la Nation Waban-Aki. Elle a œuvré en tant que conseillère aux Affaires autochtones au ministère de l’Éducation du Québec, à Québec, où elle a aussi fait un baccalauréat intégré en économie et en politique de même qu’une maîtrise en administration des affaires, des études qui l’ont amenée à voyager en Europe, aux États-Unis et au Pérou où elle a appris l’anglais et l’espagnol.

Suzie O’Bomsawin, 32 ans, caresse le rêve qu’on enseigne l’histoire de son peuple et des Premières Nations dans les écoles du Québec. C’est ce militantisme désireux de faire fleurir la culture et les traditions des Abénakis qui l’a incitée à quitter son emploi gouvernemental. «J’avais le désir de changer les choses», dit-elle. Cette énergie bouillonnante était toutefois difficilement conciliable avec son travail de fonctionnaire, explique-t-elle. «L’histoire de mon peuple est absente», déplore la jeune Abénakise.

Un poste sur mesure pour elle s’est alors ouvert dans sa communauté. C’est de là qu’elle pourra contribuer davantage à l’épanouissement et à la valorisation de sa culture. Malgré les profondes cicatrices laissées par les conflits historiques entre Blancs et autochtones, il reste encore une langue abénakise, des traditions, des contes et des légendes. Suzie O’Bomsawin entend bien contribuer à leur préservation.

«Il est resté plusieurs pratiques ancestrales», se réjouit-elle. Pour preuve, elle exhibe un magnifique ouvrage de vannerie en frêne et en foin d’odeur, une herbe sacrée chez les autochtones. Le foin d’odeur dégage un parfum subtil très agréable. «Ça, c’est l’odeur de chez nous», dit-elle.

«Il y a tout un travail derrière ça. C’est tout un héritage», assure-t-elle en expliquant la méthode complexe de fabrication.

«Il est aussi resté certaines cérémonies qui sont toujours pratiquées, des chants, des danses, des contes et légendes, qui font référence à la création du monde», dit-elle.

La langue a été très fragilisée avec le temps. Suzie O’Bomsawin avoue qu’elle n’en sait que des bribes, mais des efforts sont mis pour la préserver. «Je la parle plus que ma mère», précise-t-elle. «Il y a des programmes pour les enfants, dans la communauté pour apprendre la langue», dit-elle. «Je ne m’attends pas que mon fils parle l’abénakis, mais au moins qu’il ait un intérêt et une conscience que sa langue maternelle est censée être l’abénakis, pas le français.»

Suzie O’Bomsawin s’implique dans de nombreuses organisations avec l’objectif que les «Premières Nations soient sur le même pied d’égalité que les autres acteurs de la société, qu’on ait une inclusion de nos opinions, de nos connaissances, qu’on soit reconnu pour ce que nous avons», dit-elle.

On la retrouve à la présidence du conseil d’administration de la Société historique d’Odanak, qui représente le Musée des Abénakis, cofondée par son arrière-grand-père, de même que dans l’organisation Femmes autochtones du Québec, au conseil d’administration de la Sépaq, au Comité Solidarité Trois-Rivières et au conseil d’administration de la Maison de la famille Le lien de Pierreville.

Elle veut que cette inclusion ne soit pas que dans les enseignements scolaires, mais aussi au niveau culturel. «Ça s’améliore, mais il y a encore beaucoup d’éducation à faire pour défaire beaucoup de préjugés et de stéréotypes voulant que les autochtones soient dépendants de l’État, soient tous des alcooliques, des drogués, des batteurs de femmes qui vivent dans la pauvreté et qui ne veulent pas s’impliquer dans la société», dit-elle en reconnaissant qu’il y a néanmoins encore beaucoup de «désorganisation» dans certaines communautés.

L’approche du Grand Conseil Waban-Aki, dit-elle, démontre «qu’il peut y avoir une approche collaborative. On tend la main pour faire des projets. On a les compétences. On a les qualifications et on s’attend qu’il y ait une concrétisation de ces partenariats pour que ce soit gagnant-gagnant», explique-t-elle. «On fait avancer la Nation et l’on contribue au développement régional en créant de l’emploi», fait-elle valoir. «C’est une approche qui devrait continuer à être valorisée et à être mise de l’avant», estime-t-elle.

Source: https://www.lenouvelliste.ca/actualites/tete-daffiche/faire-rayonner-la-nation-waban-aki-635e16018f2441faddf71f93cff44f94

Par |mars 19th, 2018|Catégories: Actualités, Presse|Commentaires fermés sur Faire rayonner la Nation Waban-Aki par Le Nouvelliste

LANCEMENT DU LIVRE “LA FORÊT DES DEUX MONDES”

C’est ce mercredi, à la Petite Chapelle Ste-Thérèse de Wôlinak, que le Conseil des Abénakis de Wôlinak lançait officiellement le livre scientifique La forêt des deux mondes écrit par monsieur Mario Marchand, historien. Grâce à cette publication, le conseil de bande ajoute ainsi une nouvelle dimension à la diffusion de son patrimoine.

Depuis près de deux décennies, le Conseil des Abénakis de Wôlinak est associé à différents  projets de recherches scientifiques en rapport avec la mise en valeur de la culture et du patrimoine  autochtone. Qu’on se souvienne du projet  Forêt Wataban réalisé en collaboration avec des chercheurs de différentes universités et dont l’objectif visait, entres autres, à initier les élèves  des écoles primaires à  la culture traditionnelle des Autochtones. Plus récemment, avec la recherche archéologique sur le territoire des  Abénakis de Bécancour, ce sont des jeunes étudiants de Wôlinak qui ont été sensibilisés au patrimoine et à la culture de leurs ancêtres.

Pour les Abénakis, comme pour la plupart des nations algonkiennes, la forêt représente toujours  le lieu ancestral de leur culture. En s’associant à l’historien Mario Marchand, c’est un regard critique qui est porté sur l’appropriation  de la forêt par la société moderne.

L’auteur du livre n’en est pas à ses débuts comme promoteur de la culture des Premières Nations dans la région. Au cours de sa carrière,  il a participé à des documentaires et publié des articles sur l’histoire des Autochtones de la Mauricie. Par ailleurs, au service du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki, il a réalisé une importante recherche portant sur la définition et les limites du territoire ancestral des Abénakis au Québec. De plus, tout récemment, il a été le maître d’œuvre de la transformation de  la petite chapelle de Wôlinak en centre d’interprétation consacré à l’histoire de la mission des Abénakis de  Bécancour.

Son livre,  La forêt des deux mondes,  se situe dans la mouvance de l’anthropologie historique, c’est-à-dire qu’il aborde l’histoire en considérant des enjeux de société qui demeurent d’actualité.  Les Autochtones y trouvent une place prépondérante, car en tout premier lieu c’est bien de leur histoire qu’il est question dans cette publication. Cependant, cet ouvrage scientifique s’adresse également à tous ceux qui ont un intérêt pour la forêt et pour l’histoire de la Mauricie.

Il sera possible de se procurer le livre au coût de 35$ en appelant au Conseil des Abénakis de Wôlinak (819 294-6696) ou encore, au  Grand Conseil de la Nation Waban-Aki, (819 294-1686). Le tirage du livre est cependant limité à cent exemplaires.

***
Synopsis du livre La forêt des deux mondes 

La forêt des deux mondes, représentations collectives
et transformation du paysage, Algonkiens et Euro-Canadien
en Mauricie (1534 à 1934).

 

L’historien Mario Marchand s’intéresse au changement culturel et à la transformation du paysage en Mauricie. Son livre traite de l’histoire culturelle de l’environnement concernant deux imaginaires sociaux: celui des Algonkiens et celui des Euro-Canadiens. De plus, les représentations collectives de la forêt sont envisagées comme des idées, des perceptions, voire des concepts qui prennent forme dans les mentalités. La transformation du paysage, quant à elle, traduit le rapport à l’environnement de deux mondes différents, et ce, pendant près de 400 ans.

Le principal objet du livre est la forêt des Autochtones, qui en demeure le fil conducteur. En conséquence, la forêt des Allochtones n’est le plus souvent envisagée que par rapport à l’autre. Redonner aux Autochtones une parole en comparaison des écrits des Allochtones (Blancs) est au cœur de la problématique de ce livre. En effet, pour l’auteur, la parole autochtone a une valeur historique indéniable dans la mesure où elle est mise en corrélation avec les écrits de témoins qui ont côtoyé les Autochtones et qui avaient les qualités nécessaires pour décrire le monde de la forêt.

Le livre La forêt des deux mondes se situe dans la mouvance de l’anthropologie historique, c’est-à-dire qu’il aborde l’histoire en considérant des enjeux de société qui demeurent d’actualité. Les Autochtones y trouvent une place prépondérante, car en tout premier lieu c’est bien de leur histoire qu’il est question dans cette publication. Cependant, cet ouvrage scientifique s’adresse également à tous ceux et celles qui ont un intérêt pour la forêt et pour l’histoire de la Mauricie.

Par |décembre 7th, 2017|Catégories: Actualités, Communiqués et Avis, Presse|Commentaires fermés sur LANCEMENT DU LIVRE “LA FORÊT DES DEUX MONDES”

ACTUALITÉS

LA CCUNESCO RECRUTE DE NOUVEAUX MEMBRES POUR SON GROUPE CONSULTATIF JEUNESSE

La Commission canadienne pour l’UNESCO (CCUNESCO) a des places à combler au sein de son Groupe consultatif jeunesse (GCJ). Ils sont à la recherche de personnes avec des expertises variées. Vous en trouverez la liste dans le formulaire de candidature.

Si vous avez entre 18 et 30 ans et que vous partagez la vision et la mission de l’UNESCO, nous vous invitons à soumettre votre candidature dès maintenant!

Les membres du GCJ jouent un rôle clé pour assurer l’engagement des jeunes dans la mise en œuvre des priorités et programmes de l’UNESCO au Canada. Nous vous invitons à consulter le document en annexe du formulaire d’application pour en savoir plus sur comment les membres du GCJ peuvent contribuer à nos travaux.

Si vous êtes intéressé(e), veuillez soumettre votre formulaire de candidature et votre CV au plus tard le 7 avril 2019 à [email protected].

Par |mars 20th, 2019|Catégories: Actualités|Commentaires fermés sur LA CCUNESCO RECRUTE DE NOUVEAUX MEMBRES POUR SON GROUPE CONSULTATIF JEUNESSE

INSCRIPTION | FORUM « REFORMONS LE CERCLE »

Suite au succès de l’année dernière, le forum est de retour pour une deuxième année consécutive.

INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT! 

Par |mars 18th, 2019|Catégories: Actualités|Commentaires fermés sur INSCRIPTION | FORUM « REFORMONS LE CERCLE »

Une expérience saisissante pour sensibiliser les jeunes à la violence amoureuse

Dominique Bélanger, la coordonnatrice du projet au Conseil des Abénakis de Wôlinak. Photo : Sébastien Lacroix

Près de 500 jeunes sont passés par «les couloirs de la violence amoureuse» au cours des derniers jour à l’institut Kiuna. Un labyrinthe interactif où ont circulé les élèves de 4e et 5e secondaire pour être sensibilisés aux différentes étapes qui mènent à la violence amoureuse.

Une expérience immersive saisissante, qui se déroule dans un univers multimédia et qui a pour but de leur faire prendre conscience des signes précurseurs. En place du 4 au 21 février, l’activité a accueilli les étudiants des trois écoles secondaires de la Riveraine, du CNDA et quelques groupes communautaires.

En tout, ce sont 16 tableaux qui sont présentés aux jeunes. On traite d’abord des débuts idylliques d’une relation qui s’envenime rapidement par la manipulation et qui va en escalade jusqu’aux menaces et aux voies de fait.

Le tout se termine en présence de deux vrais policiers qui sont sur place pour discuter avec les jeunes. Un premier qui fait une simulation d’une vraie arrestation et un second qui le fait comparaître devant un juge qui prononcera sa sentence.

Les jeunes discuteront ensuite de l’impact de la sentence, mais également sur la vie de la victime et de la réputation de l’agresseur qui sont par la suite à rebâtir.

Une fois que les jeunes ont passé par les couloirs, il y a un court bilan qui est fait pour ne pas les laisser partir comme ça. Une période au cours de laquelle on fait un retour sur la visite et on y présente du vidéo «24 heures texto».

Un suivi se fait aussi dans les écoles avec les intervenants. Dans certains cas, des dénonciations sont enregistrées à la police par la suite. Ça d’ailleurs été le cas d’au moins une jeune fille qui a enregistré une plainte après être passé par l’activité présentée à Odanak, a-t-on pu apprendre sur place.

Les «couloirs de la violence amoureuse» font en tout 35 pieds par 24 pieds. On y trouve des décors qui présentent la réalité des jeunes. Que ce soit la chambre de la jeune fille, sa garde-robe, son journal intime, des casiers, ou encore différents objets tel que des miroirs déformants, des téléphones, des stroboscopes, et des téléviseurs où sont projetées des mises en situation.

Le projet a été implanté en 2008 au Lac Saint-Jean et il se promène un peu partout au Québec depuis ce temps-là. Sa venue dans la région a été financée par le Conseil des Abénakis de Wôlinak et d’Odanak, la Riveraine et le député Louis Plamondon.

«Il y en a que ça les pognes vraiment, ça les déstabilise. D’autres qui trouvent ça plus comique, mais qui rient jaune. En général, ils sortent de là en étant bien au fait de ce qu’est la violence. Il y en a souvent qui vont nous dire, “je connais ça”, “j’ai vécu ça” ou “J’ai été agresseur un moment donné et je me rends compte que ce n’était pas correct ce que je faisais”. D’autres nous ont dit “on vit ça à la maison. Ce sont nos parents qui font ça”.», raconte Dominique Bélanger, la coordonnatrice du projet au Conseil des Abénakis de Wôlinak, qui a fait venir les Couloirs dans la région. Je considère que c’est un succès, autant pour les jeunes que pour les enseignants qui les accompagnent qui seront plus à l’affût de voir si un étudiant va moins bien.»

Source: Le Courrier Sud

 

Par |février 19th, 2019|Catégories: Actualités, Presse|Commentaires fermés sur Une expérience saisissante pour sensibiliser les jeunes à la violence amoureuse

MME MONIQUE NOLETT-ILLE REÇOIT LA CROIX DU SERVICE MÉRITOIRE

Une résidente d’Odanak, Monique Nolett-Ille, sera décorée jeudi par la Gouverneure générale du Canada, la très honorable Julie Payette. Elle recevra la Croix du service méritoire (division civile) pour son engagement à promouvoir et à protéger l’héritage culturel de son peuple, la Nation abénakise.

En effet, en tant que professeure et consultante en langue abénakise, Monique Nolett-Ille a sensibilisé la communauté d’Odanak à réapprendre sa langue maternelle, alors en voie d’extinction.

En participant à la formation d’une nouvelle génération d’enseignants et en leur transmettant sa passion de la langue, elle a encouragé toute une communauté à préserver ses liens avec le passé.

Rappelons que la Croix du service méritoire (division civile) reconnaît les contributions remarquables de citoyens canadiens dans différents domaines d’activité, des initiatives de défense des intérêts aux soins de santé, en passant par la recherche et les efforts humanitaires.

Ces contributions méritoires sont souvent novatrices. Elles sont un exemple à suivre et améliorent la qualité de vie d’une communauté.

 

Source: Le Courrier Sud

Par |février 14th, 2019|Catégories: Actualités, Presse|Commentaires fermés sur MME MONIQUE NOLETT-ILLE REÇOIT LA CROIX DU SERVICE MÉRITOIRE

L’édition hivernale du W8banaki Pilaskw est en ligne!

Vous pouvez désormais consulter la dernière édition du journal W8banaki Pilaskw en ligne en CLIQUANT ICI.

 

Bonne lecture!

Par |janvier 31st, 2019|Catégories: Actualités, Presse|Commentaires fermés sur L’édition hivernale du W8banaki Pilaskw est en ligne!

Levée du moratoire sur la perchaude: les Abénakis disent non, mais…

Une article de BRIGITTE TRAHAN, paru dans Le Nouvelliste – 30 janvier 2019

© Archives – Le Nouvelliste

Le Conseil des Abénakis d’Odanak dit non à la levée du moratoire sur la perchaude que demande l’Association des pêcheurs du lac Saint-Pierre. Il estime toutefois qu’une étude sur l’impact réel des cormorans à aigrette sur la ressource représenterait une donnée fort intéressante à explorer dans ce dossier.

Rappelons que l’Association des pêcheurs a fait parvenir aux municipalités riveraines du lac Saint-Pierre de même qu’au Conseil des Abénakis d’Odanak, il y a quelques semaines, une demande d’appui par résolution visant à réclamer au gouvernement du Québec la levée du moratoire sur la pêche à la perchaude. Cette demande est assortie d’une étude réalisée par un biologiste à la retraite de Nicolet, Raymond Faucher, qui contredit complètement les études réalisées par un groupe de scientifiques dirigés par le professeur Pierre Magnan de l’UQTR, une sommité en matière d’écosystèmes aquatiques en eau douce.

Les municipalités riveraines ont commencé à répondre à cette requête et il appert que les opinions sont présentement partagées parmi les élus. Certaines municipalités préfèrent suivre les recommandations officielles du Comité aviseur scientifique, comme c’est le cas de Trois-Rivières et Nicolet. Bécancour est en analyse, ne se sentant pas en mesure de trancher dans ce qu’elle considère comme un débat d’experts et Louiseville a dit oui étant donné l’impact dévastateur du moratoire sur son économie de tourisme de plein air.

Les Abénakis d’Odanak, de Wôlinak de même que le Grand conseil de la nation Waban-Aki ont demandé à leurs biologistes respectifs de lire le rapport Faucher. Dans les trois cas, les biologistes ont indépendamment recommandé de ne pas demander la levée du moratoire et préfèrent s’en tenir aux conclusions du comité scientifique mené par le professeur Magnan, indique le directeur général du Conseil des Abénakis d’Odanak, Daniel G. Nolett. « Les trois sont arrivés à la même conclusion », dit-il.

« Même si les chiffres datent, on veut prendre l’approche de la prudence », explique-t-il.

Les Abénakis sont toutefois sensibles à certaines conclusions qui se trouvent dans le rapport Faucher, en particulier la question des cormorans à aigrette qui, selon le rapport Faucher, représenteraient « le principal vecteur du déclin et de la rupture du stock de la perchaude » au lac Saint-Pierre. Ce rapport indique que le cormoran à aigrette a consommé à lui seul 30 % et 50 % du recrutement du stock au lac Saint-Pierre.»

« On ne dit pas non pour dire non », assure M. Nolett. « On est sensible à certains des arguments de M. Faucher. » Le directeur général croit qu’il y a peu de documentation concernant l’effet des cormorans sur les jeunes perchaudes.

« La Nation souhaiterait être partenaire », dit-il, si le ministère ou un autre porteur de ballon veut pousser la recherche à ce sujet. Les Abénakis, qui font déjà de nombreux travaux en matière de protection de l’environnement, sont prêts à «l’assister dans un projet de recherche. »

M. Nolett précise toutefois que la situation actuelle de la perchaude découle d’une combinaison de plusieurs facteurs, dont la dégradation de l’environnement. «Ce n’est pas juste un élément. C’est le cumul de différents facteurs», dit-il.

Le Conseil d’Odanak attend la résolution du Conseil de Wôlinak afin « qu’une lettre soit envoyée par le bureau de Suzie O’Bomsawin du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki aux autorités pour faire part de la décision et de la volonté d’explorer les autres points », dit-il.

Rappelons qu’un deuxième moratoire de 5 ans sur la pêche à la perchaude au lac Saint-Pierre a été imposé en 2017 afin de protéger cette ressource qui vit un important déclin. Les pêches sportive et commerciale s’en trouvent toutes deux très affectées.

Dans une entrevue accordée au Nouvelliste en décembre dernier, le professeur Pierre Magnan avait expliqué que la pression exercée par les cormorans ne peut expliquer à elle seule l’absence des jeunes perchaudes qui devraient poursuivre la reproduction. Selon lui, l’écosystème du lac Saint-Pierre est présentement tellement dégradé que les larves de perchaudes ne survivent pas à l’hiver. « Elles n’atteignent pas la taille limite pour pouvoir vivre de leurs réserves », avait-il expliqué. Rappelons que la culture intensive sur les rives du lac Saint-Pierre est un des facteurs pointés du doigt par les scientifiques pour expliquer cette situation.

En mars 2018, le gouvernement du Québec avait annoncé l’injection de 14 millions $ afin de restaurer les habitats fauniques et de rechercher des pratiques agricoles durables. En juillet, Québec créait également le Pôle d’expertise multidisciplinaire en gestion durable du littoral du lac Saint-Pierre en collaboration avec l’UQTR, l’Université McGill et l’Université Laval. Son mandat consiste à développer des pratiques agricoles durables sur les rives du lac Saint-Pierre.

Les Abénakis d’Odanak, pour leur part, ont déjà réalisé avec succès, depuis 2014, plusieurs aménagements fauniques qui ont favorisé la perchaude.

Source: https://www.lenouvelliste.ca/actualites/levee-du-moratoire-sur-la-perchaude-les-abenakis-disent-non-mais-77dc82b6cf6ce058e62aa72c75de2845

Par |janvier 30th, 2019|Catégories: Actualités, Presse|Commentaires fermés sur Levée du moratoire sur la perchaude: les Abénakis disent non, mais…

BULLETIN D’INFORMATION

INVITATION : Penser le lac Saint-Pierre de demain

Citoyens et citoyennes de la communauté d’Odanak, c’est le temps de parler de vos idées de projets pour le lac Saint-Pierre! Pour ce faire, le Comité ZIP et la Table de concertation régionale du lac Saint-Pierre vous invitent à leur forum « Penser le lac Saint-Pierre de demain : usages et biodiversité » les 17 et 18 avril prochain au centre municipal de Sainte-Ursule.

DÉROULEMENT DE L’ÉVÉNEMENT

  • La première journée, des conférenciers dresseront un portrait de l’offre d’activités actuelle autour du lac Saint-Pierre. Parce qu’il y a bien plus que la chasse et la pêche à faire dans cet environnement exceptionnel!
  • La deuxième journée, ce sera à vous de prendre la parole pour partager vos idées, vos commentaires et vos besoins. Les organisateurs seront là pour vous entendre. Tout ce que vous direz servira à élaborer les prochains projets du milieu, de manière à ce que votre vision de l’avenir du lac Saint-Pierre prenne vie!

COMMENT PARTICIPER?
Pour participer, vous pouvez vous procurer des billets à un coût minime à partir du site web ou de l’événement Facebook. Les dîners et pauses-cafés sont inclus.

POUR PLUS D’INFORMATION
Vous pouvez communiquer en tout temps avec le Comité ZIP du lac Saint-Pierre à propos du forum, de vos préoccupations ou de vos idées pour le lac Saint-Pierre au 819 228-1384 ou par courriel à [email protected]

Au plaisir de vous y rencontrer pour planifier activement l’avenir de votre lac Saint-Pierre!

L’équipe du Comité ZIP du lac Saint-Pierre et de la Table de concertation régionale du lac Saint-Pierre

UNE RENCONTRE ENRICHISSANTE POUR LE BUREAU ENVIRONNEMENT ET TERRE DE WÔLINAK

Le bureau Environnement et terre de Wôlinak est fier d’avoir accueilli des membres de la communauté d’Ekuanitshit (située à Mingan, à environ 200 km à l’est de Sept-Iles) pour une visite-conseil en lien avec leur projet Compostage W.

Des dialogues constructifs, un partage d’information et la rencontre d’une équipe dynamique!

L’équipe du Bureau heureux d’avoir fait leur connaissance et espèrent que leurs échanges favoriseront l’essor de leur projet de compostage dans leur communauté.

La 8e édition du cocktail-bénéfice du Musée des Abénakis sous le signe de la réussite

Plus de 100 amis et partenaires du Musée des Abénakis se sont réunis le 21 mars dernier pour participer à la plus récente édition de son cocktail-bénéfice annuel. Grâce à la présence des convives ainsi qu’à la généreuse contribution de 25 commanditaires, le Musée des Abénakis est enchanté d’annoncer que la somme amassée frôle les 29 000 $ (19 000 $ de profit net). Celle-ci permettra de contribuer aux missions éducatives et culturelles de l’institution.

À nouveau cette année, les participants de la soirée ont pu découvrir la richesse artistique et culinaire des Premières Nations et plonger dans la culture contemporaine des Abénakis. Une fois de plus cette année, la découverte culinaire de la soirée a été confiée au chef Steve Bissonnette du restaurant-pub le D’Orsay, de Québec. Les invités ont pu découvrir des bouchées peu communes composées de saumon fumé, de boudin noir, de wapitis ou encore de cerf. Le DJ Inuk, Geronimo Inutiq, était à nouveau de la partie pour animer cette soirée festive à l’aide de ses disques de vinyle 33 tours.

Notre réputé encan silencieux était également de retour. En effet, les 13 pièces d’artistes et d’artisans autochtones et allochtones proposées ont toutes trouvé preneur; c’est près de 4
000 $ qui ont été amassés grâce à la vente d’œuvres! En fin de soirée, des tirages et des prix de présence ont permis à 10 personnes chanceuses de remporter de magnifiques prix, dont un voyage à Essipit comprenant deux nuitées en condo ainsi qu’une croisière aux baleines, une nuitée à l’hôtel Montfort de Nicolet avec accès au spa nordique, deux nuitées en prêt-à-camper « Étoile » ou en chalet Écho dans l’un des parcs nationaux de la SÉPAQ, un forfait séjour en O’tentik au Parc national de la Mauricie, gracieuseté de Parcs Canada ainsi qu’un chèque-cadeau du restaurant-pub le d’Orsay.

Le Musée des Abénakis tient à remercier cordialement tous ses partenaires – plus particulièrement ses commanditaires majeurs RBC, BLG, Desjardins caisse de Nicolet, Groupe 132, Dionne Schulze, Construction G. Therrien et la SAQ – ainsi que l’ensemble de ses convives, sans qui cet événement n’aurait pas connu un tel succès!

AUTRES PUBLICATIONS

FAIRE HONNEUR AUX ABÉNAKIS

FAIRE HONNEUR AUX ABÉNAKIS

Article paru dans La Tribune, écrit par Alain Goupil

(Sherbrooke) L’apport historique du peuple abénaquis sera coeur des activités du Centre culturel et du patrimoine Uplands de Lennoxville dans le cadre des fêtes du 150e anniversaire du Canada.

Le lancement du projet de Nikitotegwasis à Lennoxville a eu lieu jeudi au Centre culturel et du patrimoine Uplands de Lennoxville. En avant-plan: Mathieu O’Bomsawin, dir. du Musée Abenakis à Odanak et Daniel Gauthier Nolet, dg du Conseil des Abénakis. Derrière: Nancy Robert, dir. d’Uplands, Patricia Lachapelle, archiviste au Musée Abenakis d’Odanak, Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead, et David Price, prés. du conseil de l’arrondissement de Lennoxville. SPECTRE MÉDIA, JESSICA GARNEAU

À compter du mois de mai et jusqu’à la fin de l’année, le Centre Uplands soulignera la présence des Abénaquis sur le territoire de Lennoxville par l’entremise d’un projet intitulé « De Nikitotegwasis à Lennoxville » grâce auquel les visiteurs pourront se familiariser avec l’art, la culture et les traditions du peuple abénaquis, dont la présence dans le nord-est de l’Amérique remonte à plus de 12 000 ans.

Selon les recherches historiques, Nikitotegwasis ou « petite rivière qui bifurque » servait aux Abénaquis à désigner le territoire actuel de Lennoxville.

Lors du dévoilement du projet, jeudi, au Centre culturel Uplands, le directeur du Musée des Abénakis d’Odanak, Mathieu O’Bomsawin, a rappelé que plusieurs fouilles archéologiques effectuées ces dernières années témoignent de l’occupation du territoire sherbrookois par la nation abénaquise.

« La région de Lennoxville et de Sherbrooke fait partie du territoire traditionnel des Abénakis, a-t-il rappelé. Les fouilles ont permis de mettre au jour des campements et des établissements ici même à Lennoxville. »

Selon M. O’Bomsawin, les Abénakis se sont servis du territoire à des fins commerciales, mais aussi à des fins diplomatiques avec les Canadiens français et anglais, avant de se replier petit à petit vers d’autres territoires. « Le projet de Nikitotegwasis à Lennoxville s’inscrit dans cette démarche de revenir aux sources, de revenir sur notre territoire traditionnel, d’échanger avec les gens et de faire la promotion de la nation abénaquise, de son héritage, de son apport et de sa culture. »

La directrice du Centre Uplands, Nancy Robert, a pour sa part indiqué que le projet aura plusieurs volets et ne sera pas confiné au Centre, situé sur la rue Speid : « Le projet va se déplacer dans les écoles et lors de la Journée de l’amitié. À Uplands, il va y avoir un jardin autochtone avec les trois serres. A l’intérieur, nous allons présenter une exposition d’art autochtone ainsi que sur le 150e anniversaire du Canada. Nous aurons aussi une exposition à l’extérieur à l’automne dans le cadre du mois de la photo, appelée « Régalia, fierté autochtone », qui se tiendra dans le boisé. Tout au long de l’année, il va y avoir des animations au cours de l’été. Les gens vont pouvoir assister à la fabrication de paniers abénaquis, contempler des oeuvres contemporaines et traditionnelles et entendre des contes autochtones »

La députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, a annoncé que le projet a reçu une aide financière de 25 750 $ de Patrimoine Canada, puisque celui-ci s’inscrivait dans le cadre des fêtes du 150e.

« À l’occasion du 150e anniversaire du Canada, on souhaite mettre à l’avant-plan la diversité de nos communautés et l’importante contribution des peuples autochtones et c’est exactement ce que le projet d’Uplands propose », a-t-elle déclaré.

L’arrondissement de Lennoxville a contribué au projet à hauteur de 4000 $, auxquels s’est ajoutée une somme de 1500 $ de la part de la Fondation des Townshippers.

Source: http://www.lapresse.ca/la-tribune/arts/201704/27/01-5092564-faire-honneur-aux-abenakis.php

Wôlinak et Odanak se munissent de bornes électriques

Borne électrique située dans le stationnement du Musée des Abénakis, à Odanak.

C’est depuis 1995 que le Québec célèbre officiellement le Jour de la Terre dans le but de diminuer son impact sur l’environnement. Toutefois, pour les Abénakis, ce respect de la nature et de la Terre Mère règne depuis des siècles déjà. C’est pourquoi, non seulement chaque 22 avril, mais également tout au long de l’année, les communautés abénakises d’Odanak et de Wôlinak s’engagent à respecter l’environnement en réalisant des gestes concrets sur leur territoire. En ce sens, leur dernière implication majeure fut l’acquisition d’une borne électrique pour chacune des communautés.

En novembre dernier, une toute nouvelle borne de recharge électrique faisait son apparition dans le stationnement du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki de Wôlinak. Puis, il y a quelques semaines, c’était au tour du Musée des Abénakis, situé à Odanak, d’en posséder une. Il va s’en dire que ce projet est plutôt innovateur pour ces deux communautés périurbaines. C’est d’ailleurs leur proximité aux villes avoisinantes qui rend l’initiative encore plus intéressante puisque ces bornes sont accessibles à tous ceux et celles possédant un véhicule hybride ou électrique.

Borne électrique située dans le stationnement du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki, à Wôlinak.

Il est intéressant de savoir que ces bornes de type standard font partie du vaste réseau FLO. Le réseau FLO donne accès à des milliers de bornes de recharge situés d’un bout à l’autre du Canada à tous ses membres et son coût d’approvisionnement s’élève en moyenne à 1$ l’heure.

Adaptation aux changements climatiques
Depuis le printemps 2015, Wôlinak et Odanak possèdent leur propre plan d’adaptation aux changements climatiques (PACC). Un tel plan vise à proposer des actions concrètes, c’est-à-dire des mesures d’adaptation, afin de permettre aux communautés d’être le moins possible impactées négativement par les changements de températures. Parmi ces mesures, nous y trouvons la réduction de l’émission de gaz à effet de serre afin de réduire l’impact humain sur l’environnement qui figure en priorité. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’une subvention a été obtenue grâce à Affaires autochtones et Nord du Canada afin de permettre la mise en place de bornes de recharge pour véhicules hybrides et électriques.

L’électrification des transports, un geste gagnant
Sachant que le secteur des transports est responsable à lui seul de 40% des émissions de gaz à effet de serre au Québec, dont la moitié provient des véhicules légers (MDDELCC, 2016), il va de soi que d’utiliser des voitures à faible consommation représente une solution de première ligne. C’est donc dans cette optique que les communautés se sont prévalues de
bornes de recharge, afin d’inciter leurs résidents à choisir ce mode de transport. De plus, la visibilité qu’apporte ce projet est non négligeable, puisque les stations seront accessibles à tous, ce qui inscrit Wôlinak et Odanak au circuit électrique du Québec (https://lecircuitelectrique.com/).

Une nouvelle vocation pour la chapelle de Wôlinak

©(Photo TC Media – Joanie Mailhot)

Un texte de Joanie Mailhot pour le Courrier Sud – La chapelle de Wôlinak a été construite en 2007 et avait, au départ, une vocation religieuse. Or, en 2013, le conseil de bande a entamé une réflexion dans le but de valoriser son utilisation et lui donner une connotation plus régionale et culturelle. Ce sera chose faite dans les prochains mois, dans le cadre du 150e anniversaire du Canada.

«Depuis 2013, on regarde vraiment à changer la mission de la chapelle parce qu’à cause de la connotation religieuse, on ne recevait que 4 à 5 événements par année. Disons que ça manquait un peu de vie et que le lieu n’était pas utilisé à son plein potentiel», soutient Dave Bernard, directeur général du conseil des Abénakis de Wôlinak.

Puis, les astres se sont alignés dans les derniers mois, à l’occasion du 150e anniversaire du Canada, célébré en 2017. C’est que Patrimoine Canada offre des subventions et du financement pour l’organisation d’événements et d’activités en lien avec cette célébration.

Le projet de la chapelle cadrait dans les critères et a ainsi été déposé au Fonds Canada 150. Patrimoine Canada a finalement octroyé une somme de 151 000$ pour le projet, qui totalise 205 000$. La balance sera assumée par le Conseil de bande. Il faut dire qu’une partie du projet comprend une mise à niveau de la chapelle, afin de mieux installer la nouvelle exposition qui y sera présentée.

«Patrimoine Canada ne subventionne pas ce qui est en lien avec l’infrastructure, donc la chapelle, mais plutôt le contenu de l’exposition, les salaires reliés à la mise sur pied du projet, etc.», mentionne M. Bernard.

Une exposition à saveur historique

Avant, à l’intérieur de la chapelle, il y avait une petite exposition d’objets religieux. L’an dernier, avec les fouilles archéologiques, se sont ajoutés les objets qui étaient retrouvés.

Cependant, avec la nouvelle exposition, on abordera une toute autre thématique. «Concrètement, on veut faire découvrir l’importance de la première nation des Abénakis de Wôlinak dans la grande histoire du Canada», résume l’historien Mario Marchand, chargé de projet.

À travers une perspective historique autochtone, l’exposition «Mémoire vivante, la rivière au long détour» lèvera le voile sur les véritables enjeux de la fondation de la mission de Bécancour en 1708 et donnera un aperçu de  l’histoire des Abénakis de Wôlinak entre 1600 et 1760.

Il s’agira d’une exposition multimédia et interactive. En effet, on y retrouvera notamment des artéfacts historiques et archéoligiques, des murales illustrant le  territoire ancestral des Abénakis et une reconstitution du  paysage historique de la mission, ainsi qu’un court film d’animation qui présentera une vision globale du mode de vie et de la culture ancestrale des Abénakis de Wôlinak . L’ouverture de l’exposition est prévue le 21 juin, soit lors de la Journée nationale des Autochtones du Canada. L’exposition sera ouverte en permanence jusqu’au 2 septembre, mais les jours et les heures d’ouverture sont encore à déterminer. Pour ce qui est du reste de l’année, on envisage faire une approche auprès des groupes scolaires, entre autres.

La journée du 1er juillet sera aussi soulignée, pour célébrer la Fête du Canada et, du même coup, le 150eanniversaire de la Confédération canadienne.

Un lieu de mémoire
Mario Marchand estime qu’il n’y a pas vraiment de lieu de culture à Wôlinak. «On est surtout dans la culture orale; on n’a pas de véritable lieu de mémoire ou d’espace de commémoration», croit-il, ajoutant qu’avec les changements apportés, la chapelle deviendra ainsi un lieu de mémoire.

Dans la préparation de l’exposition, le conseil de bande souhaite faire participer les gens de la communauté et entend également impliquer les jeunes, notamment avec un concours de décoration de tipis, qui seront installés sur le terrain de la chapelle.

«La chapelle ne conservera donc pas sa connotation religieuse, sinon que la «coquille» de la bâtisse. Par contre, un portion de l’histoire de la mission est, en quelque sorte, liée à la religion», font valoir les deux intervenants.

Dave Bernard indique que le fait de miser désormais sur un espace culturel plutôt que religieux permettra plus facilement d’intégrer la chapelle dans un circuit touristique, par exemple.

Source : http://www.lecourriersud.com/actualites/2017/4/19/une-nouvelle-vocation-pour-la-chapelle-de-wolinak.html