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INVITATION : Penser le lac Saint-Pierre de demain

Citoyens et citoyennes de la communauté d’Odanak, c’est le temps de parler de vos idées de projets pour le lac Saint-Pierre! Pour ce faire, le Comité ZIP et la Table de concertation régionale du lac Saint-Pierre vous invitent à leur forum « Penser le lac Saint-Pierre de demain : usages et biodiversité » les 17 et 18 avril prochain au centre municipal de Sainte-Ursule.

DÉROULEMENT DE L’ÉVÉNEMENT

  • La première journée, des conférenciers dresseront un portrait de l’offre d’activités actuelle autour du lac Saint-Pierre. Parce qu’il y a bien plus que la chasse et la pêche à faire dans cet environnement exceptionnel!
  • La deuxième journée, ce sera à vous de prendre la parole pour partager vos idées, vos commentaires et vos besoins. Les organisateurs seront là pour vous entendre. Tout ce que vous direz servira à élaborer les prochains projets du milieu, de manière à ce que votre vision de l’avenir du lac Saint-Pierre prenne vie!

COMMENT PARTICIPER?
Pour participer, vous pouvez vous procurer des billets à un coût minime à partir du site web ou de l’événement Facebook. Les dîners et pauses-cafés sont inclus.

POUR PLUS D’INFORMATION
Vous pouvez communiquer en tout temps avec le Comité ZIP du lac Saint-Pierre à propos du forum, de vos préoccupations ou de vos idées pour le lac Saint-Pierre au 819 228-1384 ou par courriel à info@comiteziplsp.org.

Au plaisir de vous y rencontrer pour planifier activement l’avenir de votre lac Saint-Pierre!

L’équipe du Comité ZIP du lac Saint-Pierre et de la Table de concertation régionale du lac Saint-Pierre

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UNE RENCONTRE ENRICHISSANTE POUR LE BUREAU ENVIRONNEMENT ET TERRE DE WÔLINAK

Le bureau Environnement et terre de Wôlinak est fier d’avoir accueilli des membres de la communauté d’Ekuanitshit (située à Mingan, à environ 200 km à l’est de Sept-Iles) pour une visite-conseil en lien avec leur projet Compostage W.

Des dialogues constructifs, un partage d’information et la rencontre d’une équipe dynamique!

L’équipe du Bureau heureux d’avoir fait leur connaissance et espèrent que leurs échanges favoriseront l’essor de leur projet de compostage dans leur communauté.

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La 8e édition du cocktail-bénéfice du Musée des Abénakis sous le signe de la réussite

Plus de 100 amis et partenaires du Musée des Abénakis se sont réunis le 21 mars dernier pour participer à la plus récente édition de son cocktail-bénéfice annuel. Grâce à la présence des convives ainsi qu’à la généreuse contribution de 25 commanditaires, le Musée des Abénakis est enchanté d’annoncer que la somme amassée frôle les 29 000 $ (19 000 $ de profit net). Celle-ci permettra de contribuer aux missions éducatives et culturelles de l’institution.

À nouveau cette année, les participants de la soirée ont pu découvrir la richesse artistique et culinaire des Premières Nations et plonger dans la culture contemporaine des Abénakis. Une fois de plus cette année, la découverte culinaire de la soirée a été confiée au chef Steve Bissonnette du restaurant-pub le D’Orsay, de Québec. Les invités ont pu découvrir des bouchées peu communes composées de saumon fumé, de boudin noir, de wapitis ou encore de cerf. Le DJ Inuk, Geronimo Inutiq, était à nouveau de la partie pour animer cette soirée festive à l’aide de ses disques de vinyle 33 tours.

Notre réputé encan silencieux était également de retour. En effet, les 13 pièces d’artistes et d’artisans autochtones et allochtones proposées ont toutes trouvé preneur; c’est près de 4
000 $ qui ont été amassés grâce à la vente d’œuvres! En fin de soirée, des tirages et des prix de présence ont permis à 10 personnes chanceuses de remporter de magnifiques prix, dont un voyage à Essipit comprenant deux nuitées en condo ainsi qu’une croisière aux baleines, une nuitée à l’hôtel Montfort de Nicolet avec accès au spa nordique, deux nuitées en prêt-à-camper « Étoile » ou en chalet Écho dans l’un des parcs nationaux de la SÉPAQ, un forfait séjour en O’tentik au Parc national de la Mauricie, gracieuseté de Parcs Canada ainsi qu’un chèque-cadeau du restaurant-pub le d’Orsay.

Le Musée des Abénakis tient à remercier cordialement tous ses partenaires – plus particulièrement ses commanditaires majeurs RBC, BLG, Desjardins caisse de Nicolet, Groupe 132, Dionne Schulze, Construction G. Therrien et la SAQ – ainsi que l’ensemble de ses convives, sans qui cet événement n’aurait pas connu un tel succès!

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LA CCUNESCO RECRUTE DE NOUVEAUX MEMBRES POUR SON GROUPE CONSULTATIF JEUNESSE

La Commission canadienne pour l’UNESCO (CCUNESCO) a des places à combler au sein de son Groupe consultatif jeunesse (GCJ). Ils sont à la recherche de personnes avec des expertises variées. Vous en trouverez la liste dans le formulaire de candidature.

Si vous avez entre 18 et 30 ans et que vous partagez la vision et la mission de l’UNESCO, nous vous invitons à soumettre votre candidature dès maintenant!

Les membres du GCJ jouent un rôle clé pour assurer l’engagement des jeunes dans la mise en œuvre des priorités et programmes de l’UNESCO au Canada. Nous vous invitons à consulter le document en annexe du formulaire d’application pour en savoir plus sur comment les membres du GCJ peuvent contribuer à nos travaux.

Si vous êtes intéressé(e), veuillez soumettre votre formulaire de candidature et votre CV au plus tard le 7 avril 2019 à thierry.ntakirutimana@ccunesco.ca.

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Une expérience saisissante pour sensibiliser les jeunes à la violence amoureuse

Dominique Bélanger, la coordonnatrice du projet au Conseil des Abénakis de Wôlinak. Photo : Sébastien Lacroix

Près de 500 jeunes sont passés par «les couloirs de la violence amoureuse» au cours des derniers jour à l’institut Kiuna. Un labyrinthe interactif où ont circulé les élèves de 4e et 5e secondaire pour être sensibilisés aux différentes étapes qui mènent à la violence amoureuse.

Une expérience immersive saisissante, qui se déroule dans un univers multimédia et qui a pour but de leur faire prendre conscience des signes précurseurs. En place du 4 au 21 février, l’activité a accueilli les étudiants des trois écoles secondaires de la Riveraine, du CNDA et quelques groupes communautaires.

En tout, ce sont 16 tableaux qui sont présentés aux jeunes. On traite d’abord des débuts idylliques d’une relation qui s’envenime rapidement par la manipulation et qui va en escalade jusqu’aux menaces et aux voies de fait.

Le tout se termine en présence de deux vrais policiers qui sont sur place pour discuter avec les jeunes. Un premier qui fait une simulation d’une vraie arrestation et un second qui le fait comparaître devant un juge qui prononcera sa sentence.

Les jeunes discuteront ensuite de l’impact de la sentence, mais également sur la vie de la victime et de la réputation de l’agresseur qui sont par la suite à rebâtir.

Une fois que les jeunes ont passé par les couloirs, il y a un court bilan qui est fait pour ne pas les laisser partir comme ça. Une période au cours de laquelle on fait un retour sur la visite et on y présente du vidéo «24 heures texto».

Un suivi se fait aussi dans les écoles avec les intervenants. Dans certains cas, des dénonciations sont enregistrées à la police par la suite. Ça d’ailleurs été le cas d’au moins une jeune fille qui a enregistré une plainte après être passé par l’activité présentée à Odanak, a-t-on pu apprendre sur place.

Les «couloirs de la violence amoureuse» font en tout 35 pieds par 24 pieds. On y trouve des décors qui présentent la réalité des jeunes. Que ce soit la chambre de la jeune fille, sa garde-robe, son journal intime, des casiers, ou encore différents objets tel que des miroirs déformants, des téléphones, des stroboscopes, et des téléviseurs où sont projetées des mises en situation.

Le projet a été implanté en 2008 au Lac Saint-Jean et il se promène un peu partout au Québec depuis ce temps-là. Sa venue dans la région a été financée par le Conseil des Abénakis de Wôlinak et d’Odanak, la Riveraine et le député Louis Plamondon.

«Il y en a que ça les pognes vraiment, ça les déstabilise. D’autres qui trouvent ça plus comique, mais qui rient jaune. En général, ils sortent de là en étant bien au fait de ce qu’est la violence. Il y en a souvent qui vont nous dire, “je connais ça”, “j’ai vécu ça” ou “J’ai été agresseur un moment donné et je me rends compte que ce n’était pas correct ce que je faisais”. D’autres nous ont dit “on vit ça à la maison. Ce sont nos parents qui font ça”.», raconte Dominique Bélanger, la coordonnatrice du projet au Conseil des Abénakis de Wôlinak, qui a fait venir les Couloirs dans la région. Je considère que c’est un succès, autant pour les jeunes que pour les enseignants qui les accompagnent qui seront plus à l’affût de voir si un étudiant va moins bien.»

Source: Le Courrier Sud

 

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MME MONIQUE NOLETT-ILLE REÇOIT LA CROIX DU SERVICE MÉRITOIRE

Une résidente d’Odanak, Monique Nolett-Ille, sera décorée jeudi par la Gouverneure générale du Canada, la très honorable Julie Payette. Elle recevra la Croix du service méritoire (division civile) pour son engagement à promouvoir et à protéger l’héritage culturel de son peuple, la Nation abénakise.

En effet, en tant que professeure et consultante en langue abénakise, Monique Nolett-Ille a sensibilisé la communauté d’Odanak à réapprendre sa langue maternelle, alors en voie d’extinction.

En participant à la formation d’une nouvelle génération d’enseignants et en leur transmettant sa passion de la langue, elle a encouragé toute une communauté à préserver ses liens avec le passé.

Rappelons que la Croix du service méritoire (division civile) reconnaît les contributions remarquables de citoyens canadiens dans différents domaines d’activité, des initiatives de défense des intérêts aux soins de santé, en passant par la recherche et les efforts humanitaires.

Ces contributions méritoires sont souvent novatrices. Elles sont un exemple à suivre et améliorent la qualité de vie d’une communauté.

 

Source: Le Courrier Sud

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Levée du moratoire sur la perchaude: les Abénakis disent non, mais…

Une article de BRIGITTE TRAHAN, paru dans Le Nouvelliste – 30 janvier 2019

© Archives – Le Nouvelliste

Le Conseil des Abénakis d’Odanak dit non à la levée du moratoire sur la perchaude que demande l’Association des pêcheurs du lac Saint-Pierre. Il estime toutefois qu’une étude sur l’impact réel des cormorans à aigrette sur la ressource représenterait une donnée fort intéressante à explorer dans ce dossier.

Rappelons que l’Association des pêcheurs a fait parvenir aux municipalités riveraines du lac Saint-Pierre de même qu’au Conseil des Abénakis d’Odanak, il y a quelques semaines, une demande d’appui par résolution visant à réclamer au gouvernement du Québec la levée du moratoire sur la pêche à la perchaude. Cette demande est assortie d’une étude réalisée par un biologiste à la retraite de Nicolet, Raymond Faucher, qui contredit complètement les études réalisées par un groupe de scientifiques dirigés par le professeur Pierre Magnan de l’UQTR, une sommité en matière d’écosystèmes aquatiques en eau douce.

Les municipalités riveraines ont commencé à répondre à cette requête et il appert que les opinions sont présentement partagées parmi les élus. Certaines municipalités préfèrent suivre les recommandations officielles du Comité aviseur scientifique, comme c’est le cas de Trois-Rivières et Nicolet. Bécancour est en analyse, ne se sentant pas en mesure de trancher dans ce qu’elle considère comme un débat d’experts et Louiseville a dit oui étant donné l’impact dévastateur du moratoire sur son économie de tourisme de plein air.

Les Abénakis d’Odanak, de Wôlinak de même que le Grand conseil de la nation Waban-Aki ont demandé à leurs biologistes respectifs de lire le rapport Faucher. Dans les trois cas, les biologistes ont indépendamment recommandé de ne pas demander la levée du moratoire et préfèrent s’en tenir aux conclusions du comité scientifique mené par le professeur Magnan, indique le directeur général du Conseil des Abénakis d’Odanak, Daniel G. Nolett. « Les trois sont arrivés à la même conclusion », dit-il.

« Même si les chiffres datent, on veut prendre l’approche de la prudence », explique-t-il.

Les Abénakis sont toutefois sensibles à certaines conclusions qui se trouvent dans le rapport Faucher, en particulier la question des cormorans à aigrette qui, selon le rapport Faucher, représenteraient « le principal vecteur du déclin et de la rupture du stock de la perchaude » au lac Saint-Pierre. Ce rapport indique que le cormoran à aigrette a consommé à lui seul 30 % et 50 % du recrutement du stock au lac Saint-Pierre.»

« On ne dit pas non pour dire non », assure M. Nolett. « On est sensible à certains des arguments de M. Faucher. » Le directeur général croit qu’il y a peu de documentation concernant l’effet des cormorans sur les jeunes perchaudes.

« La Nation souhaiterait être partenaire », dit-il, si le ministère ou un autre porteur de ballon veut pousser la recherche à ce sujet. Les Abénakis, qui font déjà de nombreux travaux en matière de protection de l’environnement, sont prêts à «l’assister dans un projet de recherche. »

M. Nolett précise toutefois que la situation actuelle de la perchaude découle d’une combinaison de plusieurs facteurs, dont la dégradation de l’environnement. «Ce n’est pas juste un élément. C’est le cumul de différents facteurs», dit-il.

Le Conseil d’Odanak attend la résolution du Conseil de Wôlinak afin « qu’une lettre soit envoyée par le bureau de Suzie O’Bomsawin du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki aux autorités pour faire part de la décision et de la volonté d’explorer les autres points », dit-il.

Rappelons qu’un deuxième moratoire de 5 ans sur la pêche à la perchaude au lac Saint-Pierre a été imposé en 2017 afin de protéger cette ressource qui vit un important déclin. Les pêches sportive et commerciale s’en trouvent toutes deux très affectées.

Dans une entrevue accordée au Nouvelliste en décembre dernier, le professeur Pierre Magnan avait expliqué que la pression exercée par les cormorans ne peut expliquer à elle seule l’absence des jeunes perchaudes qui devraient poursuivre la reproduction. Selon lui, l’écosystème du lac Saint-Pierre est présentement tellement dégradé que les larves de perchaudes ne survivent pas à l’hiver. « Elles n’atteignent pas la taille limite pour pouvoir vivre de leurs réserves », avait-il expliqué. Rappelons que la culture intensive sur les rives du lac Saint-Pierre est un des facteurs pointés du doigt par les scientifiques pour expliquer cette situation.

En mars 2018, le gouvernement du Québec avait annoncé l’injection de 14 millions $ afin de restaurer les habitats fauniques et de rechercher des pratiques agricoles durables. En juillet, Québec créait également le Pôle d’expertise multidisciplinaire en gestion durable du littoral du lac Saint-Pierre en collaboration avec l’UQTR, l’Université McGill et l’Université Laval. Son mandat consiste à développer des pratiques agricoles durables sur les rives du lac Saint-Pierre.

Les Abénakis d’Odanak, pour leur part, ont déjà réalisé avec succès, depuis 2014, plusieurs aménagements fauniques qui ont favorisé la perchaude.

Source: https://www.lenouvelliste.ca/actualites/levee-du-moratoire-sur-la-perchaude-les-abenakis-disent-non-mais-77dc82b6cf6ce058e62aa72c75de2845