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Une construction inusitée à Odanak

Une construction inusitée à Odanak

L’archéologue Geneviève Treyvaud en compagnie de Vicky Desfossés-Bégin du Musée des Abénakis d’Odanak. Derrière, on aperçoit la structure de la maison traditionnelle et quelques travailleurs. (Photo) (Photo : Marie-Eve Veillette)

Une maison traditionnelle abénakise du 19e siècle est sur le point d’ouvrir ses portes sur le terrain du Musée des Abénakis d’Odanak.

La semaine dernière, la structure prenait forme. Elle est composée de pieux taillés dans des billots d’épinette provenant des forêts publiques du territoire ancestral abénakis (le Ndakinna). Dans les jours suivants, on prévoyait procéder au recouvrement des murs, qui sera quant à lui en écorce synthétique, composée de plastique recyclé.

«C’est une maison traditionnelle, oui, mais construite selon les contraintes et les réalités du 21e siècle, précise l’archéologue Geneviève Treyvaud, membre de l’équipe de travail. Autrefois, les Abénakis changeaient l’écorce de leur résidence à chaque année, ce qui est impensable aujourd’hui en raison de la réglementation entourant la protection des forêts.»

«C’est une adaptation contemporaine de l’habitation que l’on fait, ajoute Vicky Desfossés-Bégin, du Musée des Abénakis. On la reproduit avec la matière d’aujourd’hui pour une question de durabilité aussi.»

Un projet riche d’histoire

La réalisation de ce bâtiment a lieu sur le site même où des fouilles archéologiques, menées de 2010 à l’année dernière, ont permis de mettre au jour des traces de ce genre d’habitation. Ces recherches, rappelons-le, portaient sur la mission fortifiée du fort abénakis, datant entre 1680 et 1759.

«Quand on a mené les fouilles, on a trouvé plusieurs traces de poteaux, de piquets et de pieux», indique Mme Treyvaud, précisant que ces traces ont été laissées lorsqu’ils ont brûlé, après que les troupes du major Robert Rogers aient attaqué le fort abénakis et incendié le village et la chapelle en 1759.

L’idée de départ était de reproduire une habitation de cette époque. Or, le projet a été revu en fonction du bois disponible pour le réaliser. «On s’attendait à recevoir des perches de bois… mais on nous a livré des arbres!, rigole Mme Treyvaud. Les Premières nations étaient très fortes pour s’adapter à leur environnement et aux ressources disponibles, alors on poursuit dans la même veine!»

En bout de ligne, c’est un mal pour un bien, estime Vicky Desfossés-Bégin, puisque la maison traditionnelle du début du 19e siècle n’est pas un type d’habitation présenté ailleurs au Québec. En effet, ce sont plutôt des habitations préhistoriques précoloniales qu’on peut habituellement visiter; un peu comme celle qui était prévue au début du projet. «On s’est dit qu’avec [le matériel reçu], on allait pouvoir miser sur une période moins connue de l’histoire des Premières nations», mentionne Mme Treyvaud.

C’est donc une maison représentant la période de contact avec les Européens et le début de la colonie que le Musée proposera à ses visiteurs. «C’est un moment où la maison autochtone est très métissée en raison des deux cultures qui se côtoient. Chacune prend un peu de l’autre. D’un côté, les premiers colons s’adaptent à la nourriture des autochtones et à leurs façons de pêcher et de chasser; de l’autre, les Premières nations adaptent leur outillage avec des matériaux européens, comme la céramique et les chaudrons en cuivre.»

Bienvenue dans Kwigw8mna!

L’habitation sera entièrement aménagée avec des reproductions d’artefacts. On aura l’impression d’entrer chez quelqu’un.

Pour en arriver à recréer ce milieu de vie d’autrefois, l’équipe derrière le projet a effectué une grande recherche sur les maisons traditionnelles construites par les Abénakis sur l’ensemble du Ndakinna, qui englobe non seulement une bonne partie du sud du Québec jusqu’à la rivière Chaudière, mais aussi le Maine et le New Hampshire. «On a consulté toutes sortes de sources historiques afin d’avoir un portrait réaliste tant de l’intérieur que de l’extérieur de ces habitations», explique Mme Treyvaud.

Les données archéologiques recueillies durant les huit années de fouilles à Odanak ont également été des alliées précieuses pour la réalisation du projet.

Malgré tout, l’équipe de travail n’a pas la prétention d’affirmer que sa construction sera une maison authentique. «Elle n’aura pas nécessairement la même forme. On pense que les maisons étaient peut-être plus rondes. Par contre, il y en avait possiblement d’autres formes également.»

La construction a commencé le 25 juin. On prévoit la terminer cette semaine, si tout va bien. C’est l’entreprise montréalaise Technologies autochtones qui réalise les travaux, aidée de trois résidents d’Odanak.

Une fois la structure et le revêtement terminés, on procédera à l’aménagement intérieur, puis extérieur. «Tout autour de l’habitation, on veut aménager un potager de plantes médicinales et traditionnelles, avec des graines indigènes de l’époque», indique Vicky Desfossés-Bégin.

Notons en terminant que le projet a été financé par Patrimoine Canadien. Il a aussi obtenu un soutien du conseil de bande, du grand conseil et du bureau du Ndakinna. Le nouvel attrait portera le nom de Kwigw8mna, qui signifie «notre maison» en abénakis.

Source: Article de Marie-Ève Veillette dans Le Courrier Sud

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Le ministre Jean Boulet confirme plus de 13 millions de dollars pour soutenir les membres des Premières Nations et les Inuit dans leurs démarches menant vers l’emploi

Le ministre Jean Boulet confirme plus de 13 millions de dollars pour soutenir les membres des Premières Nations et les Inuit dans leurs démarches menant vers l’emploi

Afin de permettre aux membres des Premières Nations et aux Inuit de prendre leur place dans le marché du travail, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, M. Jean Boulet, confirme un investissement de plus de 13 millions de dollars par l’intermédiaire des Alliances pour la solidarité ainsi que du Programme d’aide à l’intégration en emploi des membres des Premières Nations et des Inuit (PAIPNI).

Financé à hauteur de 4,8 millions de dollars, le PAIPNI vise à aider 500 membres des Premières Nations et Inuit à intégrer le marché du travail d’ici 2023. En lien direct avec la Grande corvée 2.0, ce programme a pour but d’aider les membres des Premières Nations et les Inuit à acquérir une première expérience de travail significative et de favoriser leur maintien en emploi.

Le PAIPNI permet de financer jusqu’à 80 % du salaire brut de la personne qui en bénéficie et de couvrir jusqu’à 100 % des coûts directs liés à la formation. Il prévoit également des mesures d’accompagnement pour les personnes embauchées et du financement pour adapter le milieu de travail ou les outils en matière de ressources humaines pour une intégration réussie. La mise en œuvre du PAIPNI se fait de concert avec les membres des communautés concernées pour bien répondre aux besoins des travailleurs.

Les Alliances pour la solidarité permettent, quant à elles, aux organisations autochtones signataires de ces ententes, en collaboration avec leurs partenaires sur leurs territoires, d’aborder la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale selon des priorités convenues en région, dont la persévérance scolaire et l’intégration professionnelle. Les investissements totaux à cet égard s’élèvent à 8,3 millions de dollars.

« J’encourage les membres des Premières Nations et les Inuit à poser leur candidature pour les emplois disponibles, puisque c’est en accédant au marché du travail qu’ils pourront faire bénéficier leurs communautés respectives de leurs talents et de leur savoir-faire. C’est ainsi que, par l’intermédiaire du PAIPNI et des Alliances pour la solidarité, nous mobilisons une main-d’œuvre disponible, réduisant les effets de la rareté de la main-d’œuvre sur l’économie du Québec. »

Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie

« Je me réjouis de cette annonce qui va permettre aux Premières Nations et aux Inuit d’intégrer le marché du travail. Les Premières Nations et les Inuit représentent une jeune main-d’œuvre dynamique dont les forces et les talents doivent être mis en lumière. En travaillant ensemble, nous contribuerons à relever le défi que représente l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre. »

Sylvie D’Amours, ministre responsable des Affaires autochtones et ministre responsable de la région des Laurentides

Faits saillants :

  • Le 13 mai dernier, le ministre Boulet a lancé la deuxième phase de la Grande corvée : la Grande corvée 2.0. Elle s’adresse directement aux travailleurs, alors que la première phase a pour objectif d’aller au-devant des besoins des entreprises pour les aider à faire face à la rareté de la main-d’œuvre.
  • Depuis le début de la Grande corvée 2.0, des mesures ont été annoncées pour rapprocher du marché du travail différents groupes sous-représentés : les travailleurs expérimentés (13 mai), les personnes handicapées (5 juin) et les membres des communautés autochtones (28 juin).
  • Le gouvernement poursuit, jusqu’en 2023, les Alliances pour la solidarité par trois ententes de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale signées avec l’Administration régionale Kativik, le Gouvernement de la nation crie et la Commission de la santé et des services sociaux des Premières nations du Québec et du Labrador, qui bénéficient respectivement de 2 millions, de 2,2 millions et de 4,1 millions de dollars.

Liens connexes :

Programme d’aide à l’intégration en emploi des membres des Premières Nations et des Inuit (PAIPNI)

Alliances pour la solidarité

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« Kwei Kwaï! » d’ICI Mauricie Centre-du-Québec

« Kwei Kwaï! » d’ICI Mauricie Centre-du-Québec

Kwei Kwaï! est une série de reportages d’ICI Mauricie Centre-du-Québec sur les différents peuples autochtone qui occupent le grand territoire de la Mauricie-Centre-du-Québec.

Parmi les différentes entrevues réalisées, trois d’entre elles représentent fièrement la Nation Abénakise.

Tout d’abord, rencontrez Marc-Olivier O’Bomsawin, « le jeune aîné » qui explique comment est né ce si grand intérêt pour sa culture. – Cliquez ici!

Puis, nous vous invitons découvrir les jeunes du projet Niona qui présentent leur projet de diffusion et de mise en valeur de la culture abénakise. – Cliquez ici!

Finalement, rencontrez l’artiste pluridisciplinaire et anthropologue du vêtement Sylvain Rivard. – Cliquez ici!

Un grand merci à Josée Bourassa et toute son équipe pour cette belle visibilité et pour son bel intérêt envers notre Nation.

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ABÉNAKIS EN AFFAIRES | ATELIER LA PLUME BLANCHE

ABÉNAKIS EN AFFAIRES | ATELIER LA PLUME BLANCHE

Saviez-vous que certaines raquettes arboraient un motif qui permettait d’identifier à quelle famille appartenaient les traces laissées dans la neige?

À l’affiche dans cette édition d’Abénakis en affaires, nous parlons de la babiche, matériel qui fut grandement utilisé par M. Jean-Paul Lamirande de l’atelier La Plume Blanche à Odanak. Artisan passionné, il est connu pour sa fabrication de raquettes et chaises en babiche ainsi que pour l’exposition Oliver Lodge qui, jadis, nous en apprenait davantage à propos de la culture abénakise.

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NOUVELLE AEC EN COORDINATION D’ÉVÉNEMENTS À L’INSTITUTION KIUNA

NOUVELLE AEC EN COORDINATION D’ÉVÉNEMENTS À L’INSTITUTION KIUNA

Il y a du nouveau à Kiuna!

Il s’agit d’une toute nouvelle AEC en Coordination d’événementsqui sera offerte à l’Institution Kiuna à la session d’automne 2019. D’autre part, dans le programme Arts, lettres et communication, la langue algonquine (niveau débutant) s’ajoutera à l’atikamekw, à la langue abénakise et à l’innu. Il est encore temps de s’inscrire!

Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site web de l’Institution Kiuna: http://kiuna-college.com/fra/

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Alanis Obomsawin, artiste visuelle, de Caroline Montpetit – Le Devoir

Alanis Obomsawin, artiste visuelle, de Caroline Montpetit – Le Devoir

Illustration: Alanis Obomsawin Alanis Obomsawin, « La grande visite », 2007

Caroline Montpetit, Le Devoir, 8 juin 2019 – Après la crise d’Oka de 1990, l’artiste waban-akise Alanis Obomsawin, connue surtout comme documentariste, a senti le besoin de s’exprimer à travers les arts visuels. Elle crée alors un monotype sur plexiglas représentant une tête de cheval et l’intitule Cheval vert. Ce cheval vert, elle l’a déjà rencontré en rêve. Dans ce rêve, le cheval la poursuivait tous les jours. Un jour, pour l’éviter, elle entre dans une maison où un homme dort, qu’elle ne doit pas réveiller sous peine de se faire violer. Elle entre en contact avec le cheval et lui promet de le visiter tous les jours en échange de sa liberté.

À 86 ans, Alanis Obomsawin présente une première exposition solo de ses oeuvres, surtout des gravures à la pointe sèche, au Musée des beaux-arts de Montréal. Les oeuvres présentées ont toutes été réalisées après 1990, même si l’artiste a commencé à travailler la gravure dans les années 1970. On y retrouve des thèmes chers à l’artiste, plusieurs gravures liées au monde animal, à l’histoire amérindienne et à la maternité. Une série de gravures, qui montre des mères accompagnées de leurs enfants, s’intitule Mère de tant d’enfants. C’est d’ailleurs le nom qu’Alanis Obomsawin avait donné à un film qu’elle a réalisé en 1975. « C’était l’Année de la femme, se souvient-il. Mon Dieu que ça avait été difficile à réaliser. Aujourd’hui, c’est plus facile, je n’ai plus besoin de me battre », dit-elle en entrevue. En général, elle est d’ailleurs très optimiste au sujet de la situation des Autochtones au Canada. Elle se réjouit de voir de jeunes Autochtones se relever et se battre plutôt que de penser au suicide. Reste que son oeuvre reflète une partie des misères endurées par les communautés autochtones, et waban-akise en particulier, au fil des décennies.

« Dans la culture autochtone, les femmes gardaient les enfants avec elles en tout temps. Elles les portaient pour aller travailler, jusqu’à l’âge de quatre ou cinq ans. C’était un aspect très important de la culture », dit-elle. Or, l’une de ses gravures, intitulée Qu’est devenu mon enfant, illustre le drame vécu par les mères dont les enfants ont été forcés d’être emmenés au pensionnat. Certaines de ces mères n’ont jamais revu leurs enfants, et n’ont jamais su ce qu’il en était advenu.

Paniers tressés
L’exposition présente également des éléments de la culture waban-akise, dont les fabuleux paniers qui ont fait la réputation de son peuple. « À une certaine époque, raconte Alanis Obomsawin, tout le monde fabriquait des paniers. » Elle dit s’ennuyer du foin d’odeur qui séchait devant chaque maison, à Odanak. Une de ses oeuvres est d’ailleurs dédiée à Agnès Panadis, une tresseuse de paniers connue du village. La salle du musée consacrée à l’exposition propose aussi de magnifiques spécimens de ces paniers. Un panier de mariage, signé Emilia M’Sadoqies, est orné d’une multitude de petits paniers, et d’un oiseau qui en porte un dans son bec. Et il faut entendre Alanis Obomsawin raconter comment sa mère se sauvait pour éviter d’aller vendre les paniers aux touristes. L’exposition présente aussi un col et un sac brodé de la grand-mère d’Alanis Obomsawin, Marie-Anne Nagajoie. « Ma grand-mère, Marie-Anne Nagajoie, disait “Mariah aura une vie difficile, parce qu’elle refuse de faire des paniers” », raconte-t-elle.

Une autre gravure fait référence à Ozonkhiline, ce Waban-Aki qui a emprunté les rails à pied, d’Odanak jusqu’à Darmouth College, au New Hampshire, en 1823. « C’était une période où on perdait toutes les terres, raconte-t-elle. L’Université de Darmouth était construite sur des terres autochtones. Pour cette raison, les Autochtones avaient le droit d’y suivre des cours gratuitement. » C’est l’éducation qu’Ozonkhilin était parti chercher à pied. À son retour au village, Ozonkhilin est devenu un pasteur méthodiste et a introduit le protestantisme au village.

L’importance des rêves
Les rêves, très importants dans la culture amérindienne, ont toujours été d’un grand secours pour Alanis Obomsawin, qui a trouvé la paix dans le sommeil. Elle se souvient que dans l’un d’eux, des étrangers établis à Odanak voulaient l’enterrer vivante parce qu’elle était différente. Dans son rêve, elle a émergé du cimetière, coiffée de bois d’animaux. À partir de ce moment, elle a pu circuler à l’aise dans le village parce qu’elle était devenue invisible.

Pourtant, Alanis Obomsawin est tout sauf invisible ou enterrée. Vendredi, elle donnait des entrevues toute vêtue de rouge, en hommage aux femmes et aux filles autochtones assassinées ou disparues. C’est la couleur que le musée a donnée aux murs de l’exposition, pour la même raison.

Alanis Obomsawin, œuvres gravées. Une artiste et sa nation: les vanniers waban-akis d’Odanak
Musée des beaux-arts de Montréal, du 7 juin au 25 août 2019

Source: Le Devoir 

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QUATRE NATIONS AUTOCHTONES S’UNISSENT POUR AFFIRMER LEUR AUTONOMIE TERRITORIALE

QUATRE NATIONS AUTOCHTONES S’UNISSENT POUR AFFIRMER LEUR AUTONOMIE TERRITORIALE

Des Chefs et représentants élus des Nations innues, malécites, abénakises et atikamekw étaient rassemblés jeudi à Québec afin de sceller une alliance internations basée sur l’affirmation de leur droit à l’autodétermination et de leur droit inhérent à l’autonomie gouvernementale. Par cette Déclaration, les Premières Nations signataires se donnent les moyens d’affirmer et de solidifier leurs relations, notamment en concluant des accords ou des arrangements favorisant la coexistence harmonieuse sur le territoire;

« Que les relations entre nous, les Premières Nations signataires, soient fondées sur la reconnaissance et le respect de nos droits, besoins et culture respectifs, tout en favorisant l’entraide, la collaboration, l’échange et le partenariat, comme l’auraient fait nos ancêtres. Que nous, les Premières Nations signataires, soyons les gardiennes de ces engagements et en assurions la mise en œuvre » – Extrait de la Déclaration.

Cette démarche sans précédent s’inscrit dans la volonté des Premières Nations concernées d’envoyer un message clair aux gouvernements qu’aucune forme d’ingérence politique ne peut être tolérée lorsqu’il s’agit d’ententes ou de mesures susceptibles d’avoir un impact sur nos territoires jamais cédés. Les territoires ancestraux de Ndakinna, Nitaskinan, Nitassinan et de Wolastokuk n’ayant jamais été cédés, les Nations affirment ainsi leurs droits légitimes de décider de manière autonome de l’avenir, de l’utilisation et de la gestion des territoires ancestraux respectifs. Elles conviennent qu’il est de leur responsabilité d’établir des accords les concernant selon leurs valeurs et leurs coutumes.

« Depuis des temps immémoriaux, et ce, bien avant l’arrivée des colons européens, les Premières Nations innues, malécites, abénakises et atikamekw ont habité de façon continue sur les territoires de leurs ancêtres. Historiquement, lorsqu’il était question des zones de chevauchement, nous avons toujours été en mesure de partager et de gérer harmonieusement l’utilisation du territoire. C’est à nous de décider ce que nous voulons ou ne voulons pas sur nos territoires », ont déclaré les élus.

Cette alliance, scellée sur la base du droit à l’autodétermination et au droit inhérent à l’autonomie gouvernementale, démontre un engagement clair à prendre les moyens nécessaires pour affirmer et solidifier les relations entre les Nations. Elle lie les Premières Nations innues de Pekuakamiulnuatsh (Mashteuiatsh), d’Essipit, de Pessamit, des Abénakis de Wôlinak et d’Odanak, des Malécites de Viger ainsi que des Atikamekw de Manawan et de Wemotaci.

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APPEL DE CANDIDATURES | Bureau journalistique autochtone mobile de Radio-Canada

APPEL DE CANDIDATURES | Bureau journalistique autochtone mobile de Radio-Canada

Radio-Canada Mauricie-Centre-du-Québec lance un appel de candidatures pour son futur Bureau journalistique autochtone mobile. Cette nouvelle initiative donnera une voix supplémentaire aux Premières nations sur toutes les plateformes du diffuseur public.

Les membres de cette équipe, comme son nom l’indique, seront mobiles en allant sur le terrain, à la rencontre des communautés, pour s’intéresser aux réalités des Autochtones dans un contexte journalistique, mais aussi dans une perspective sociale, communautaire et culturelle. Les candidats intéressés doivent être membre inscrit d’une Première nation et détenir une expérience minimale d’une année en milieu autochtone (tous secteurs confondus).

« Comme diffuseur public, notre mission est unique. On rassemble les Canadiens, 24 heures sur 24, d’un océan à l’autre. Par cette initiative, on engage la conversation avec les citoyens de tout le pays : à la radio, à la télévision et sur le numérique. On souhaite raconter les histoires d’ici, innover dans nos moyens de le faire et repousser constamment nos limites. » explique la responsable du projet, la directrice de Radio-Canada Mauricie-Centre-du-Québec Nancy Sabourin.

Les candidats intéressés doivent soumettre leur CV et une lettre de motivation à l’attention de Nancy Sabourdin ([email protected]) avant le 29 juin 2019.

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DES ÉLÈVES DE L’INSTITUTION KIUNA ONT PARTICIPÉ AU NOUVEL ALBUM DE LA FONDATION COWBOYS FRINGANTS

DES ÉLÈVES DE L’INSTITUTION KIUNA ONT PARTICIPÉ AU NOUVEL ALBUM DE LA FONDATION COWBOYS FRINGANTS

Avec l’aide du parolier Jonathan Harnois, des élèves de l’Institution Kiuna ont écrit la chanson Mémoire pour Elisapie.

Il y a une énergie redoutable dans cette pièce en l’honneur de Magtogoek, le fleuve aux grandes eaux. Accords majeurs, ondoyantes pulsations, poésie du texte; ici tout conspire pour mettre en valeur une profonde prise de parole autochtone.

Voici les détails du projet :

Le Saint-Laurent est un symbole fort de notre géographie identitaire; la relation que nous entretenons avec lui est multiple et complexe. Avec le tout nouveau projet LE SAINT-LAURENT CHANTÉ, propulsé par la FONDATION COWBOYS FRINGANTS, en collaboration avec la FONDATION DAVID SUZUKI, 11 créateurs d’exception ont eu envie d’explorer le lien qui nous unit à ce majestueux cours d’eau : Alex Nevsky, Patrice Michaud, Marie-Pierre Arthur, Maude Audet, Antoine Corriveau, Elisapie, Salomé Leclerc, Jérôme Minière, Galaxie, Saratoga, ainsi que le parolier Jonathan Harnois.

Pour y arriver, le collectif a demandé à la jeunesse québécoise de lui prêter main forte en les invitant à partager leur vision de ce fleuve qu’ils côtoient au quotidien. Des élèves de l’Institution Kiuna ont fièrement participé à ce projet!

Trois rencontres avec chaque groupe ont permis à l’auteur Jonathan Harnois de découvrir la relation que ces jeunes entretiennent avec le fleuve. Ce fut également l’occasion de les inclure dans une réflexion et de les inviter à apprivoiser leur créativité par l’écriture. S’inspirant de ce contact approfondi, l’auteur a écrit les textes de l’album, lesquels ont ensuite été mis en musique et interprétés par 10 artistes reconnus.

C’est donc au terme d’un grand effort collectif que naissent les 10 chansons de ce superbe album!

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NOUVELLE ORIENTATION À LA RÉSIDENCE AU SOLEIL LEVANT

NOUVELLE ORIENTATION À LA RÉSIDENCE AU SOLEIL LEVANT

Le Conseil des Abénakis de Wôlinak, propriétaire de la Résidence au Soleil de Levant de Précieux-Sang, a fait savoir que les services de la Résidence au Soleil Levant seront bonifiés et orientés davantage vers une clientèle semi-autonome ou en perte d’autonomie, notamment vers les personnes qui vivent avec des troubles cognitifs.

Cette nouvelle orientation se veut tout d’abord de répondre à la demande pressante d’intégration de nouveaux résidents qui vivent avec la maladie d’Alzheimer. «La prévalence croissante de la maladie et des autres troubles neurocognitifs majeurs est un défi de taille pour la société et nous sommes conscients de la nécessité d’adapter les services destinés à ces personnes à la Résidence au Soleil Levant», nomme le directeur général du conseil de bande, Dave Bernard. «C’est pourquoi, nous avons décidé de réaménager le Pavillon C au deuxième étage, au même titre que le Pavillon A situé au premier étage».

«La résidence compte cinq pavillons dont 17 personnes qui résident dans le Pavillon A et ce nombre pourrait augmenter jusqu’à 32 personnes avec l’ajout du Pavillon C. De plus, le Pavillon D/E peut accueillir des personnes avec des troubles cognitifs légers ou des personnes semi-autonomes ou en perte d’autonomie jusqu’à 34personnes. Tandis que le Pavillon B est réservé à des lits de répits ou de convalescence (5 personnes)», rechérit M. Bernard.

«Ce qui distingue notre résidence à d’autres, c’est que nous pouvons offrir à nos résidents l’opportunité de changer de pavillon selon leur niveau de soins et ce, jusqu’à leur fin de vie. De plus, notre résidence peut accueillir jusqu’à six couples et ce, malgré leur différence de services des soins de santé, le facteur qui est le plus important chez-nous, c’est qu’ils puissent demeurer ensemble quoiqu’il arrive. Cela fait partie de nos valeurs et c’est là que notre phrase fétiche «C comme à la maison» prend tout son sens», ajoute la directrice générale, Martine Pépin.

Depuis un an, de grands changements ont été apportés à la résidence, entre autres, la gestion des soins infirmiers, l’arrivée de nouvelles préposées au bain, l’embauche de nouvelles ressources comme préposée aux bénéficiaires, le retour en force d’une cuisine fait maison avec nos cuisinières sur place, etc.

Et, ces changements se poursuivront au deuxième étage avec la mise à niveau aux normes pour l’accueil de nouveaux résidents dans le Pavillon C, spécialisé avec les personnes ayant des troubles neurocognitifs et la maladie d’Alzheimer. «Lorsqu’il est question de normes, il faut se conformer aux exigences suivantes: surveillance 24 h sur 24 h, soins infirmiers, gicleurs, poste de garde fermé, porte anti-fugue avec code et l’aménagement d’un milieu de vie agréable et motivant. Le réaménagement du Pavillon C répondra spécifiquement aux normes», explique Mme Pepin.

En somme, dès le 1erjuillet, la résidence pourra accueillir sept nouveaux résidents et les familles intéressées à visiter les lieux sont invitées à communiquer avec la directrice générale, Martine Pepin, au 819-294-1161, poste 1. Aussi, la résidence est à la recherche de perles rares pour combler son équipe de préposées aux bénéficiaires en vue de la réouverture du Pavillon C.

Source: Le Courrier Sud